Skip to main content

Full text of "Historique du 151e régiment d'infanterie, rédigé en 1893: Complété jusqu'au 1er mars 1901"

See other formats


Google 



This is a digital copy of a book thaï was prcscrvod for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 

to make the world's bocks discoverablc online. 

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 

to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 

are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that's often difficult to discover. 

Marks, notations and other maiginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book's long journcy from the 

publisher to a library and finally to you. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to 
prcvcnt abuse by commercial parties, including placing technical restrictions on automatcd qucrying. 
We also ask that you: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain fivm automated querying Do nol send aulomated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a laige amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attributionTht GoogX'S "watermark" you see on each file is essential for informingpcoplcabout this project andhelping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep il légal Whatever your use, remember that you are lesponsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countries. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can'l offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search mcans it can bc used in any manner 
anywhere in the world. Copyright infringement liabili^ can be quite seveie. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps rcaders 
discover the world's books while hclping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full icxi of ihis book on the web 

at |http : //books . google . com/| 



Google 



A propos de ce livre 

Ceci est une copie numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'une bibliothèque avant d'être numérisé avec 

précaution par Google dans le cadre d'un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l'ensemble du patrimoine littéraire mondial en 

ligne. 

Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression 

"appartenir au domaine public" signifie que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à 

expiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont 

autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont 

trop souvent difficilement accessibles au public. 

Les notes de bas de page et autres annotations en maige du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir 

du long chemin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains. 

Consignes d'utilisation 

Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages apparienani au domaine public cl de les rendre 
ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine. 
Il s'agit toutefois d'un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les 
dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des 
contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées. 
Nous vous demandons également de: 

+ Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l'usage des particuliers. 
Nous vous demandons donc d'utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un 
quelconque but commercial. 

+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N'envoyez aucune requête automatisée quelle qu'elle soit au système Google. Si vous effectuez 
des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer 
d'importantes quantités de texte, n'hésitez pas à nous contacter Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l'utilisation des 
ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile. 

+ Ne pas supprimer l'attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet 
et leur permettre d'accéder à davantage de documents par l'intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en 
aucun cas. 

+ Rester dans la légalité Quelle que soit l'utilisation que vous comptez faire des fichiers, n'oubliez pas qu'il est de votre responsabilité de 
veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n'en déduisez pas pour autant qu'il en va de même dans 
les autres pays. La durée légale des droits d'auteur d'un livre varie d'un pays à l'autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier 
les ouvrages dont l'utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l'est pas. Ne croyez pas que le simple fait d'afficher un livre sur Google 
Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous 
vous exposeriez en cas de violation des droits d'auteur peut être sévère. 

A propos du service Google Recherche de Livres 

En favorisant la recherche et l'accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le français, Google souhaite 
contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet 
aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer 
des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse fhttp: //books .google. com| 



OUVRAGES CONSULTÉS 



cym>C'— 



SilualioHH (rvfj'irlif (Iv la Giutudr-Arnirr en ISI'k 
Journal de Marche du Général^ Comte de Laurislon. 
Archives historiquen et administratives du Ministère 

de la Guerre, 
Historiques des 18 nouveaux réyiments rér/ionaux. 
Histoire du ^^y♦' raniment d- Infanterie de Hune. 
Les volontaires de 17 9i à 179^i, 
Journal du siè(/e de Glof/au du Général Nempde. 
Journal du blocus de Gloqau du Général Baron 

Laplane. 
Correspondaiwe militaire de NapohUm /«'^ 
Correspondances des années de 1819^ 18 IS^ I8l^i, 
Le moniteur universel de 1813. 
Victoires et conquêtes des Français, etc, etc. 



— -^ '- ^S/^"\l\i>\:i/ ;i>^- 



HISTORIQUE 



DU 



151" REGIMENT D'INFANTERIE 



Rédigé par Moilsieui» le Lieutenant SCHMITT 

du Réginnent, en 1893. 

ComphHi^ jusqu'au P' Mars 1901 



\ . ' 



I 

/ 



Fr 3^8 > 151 



- M 6 / > 



Harvard Collège Library 
July 2'2, 1913 
Cuttingr fund 



5 



Lf" 7«- Javvier 1701, f/rdce d un rrf/lemrnt qui 
povUùl oriicDu'sdliof (Vuna nouvelle Arnicc, 1rs Corps 
(Ir Ironpr (juillonl Ioh }ionh'< par Irstinrh ils rlaivnl 
drsif/)irs jusqu'alors. 

A partir de ce moment une individualité plus 
tjnofde leur est acquise et le numéro qui leur est 
dnnni% au lieu de désiipun\ eo)nme (ntparavftnt, le 
ranij qulls oeeu paient parmi eux, leur eonslitue un 
véritable nom de famille dont tous les membres sont 
fiers et que chaque corps désire voir passer brillam- 
ment à la postérité, 

licchercher^ oi conséijuence^ ce que furent nos 
Aïeux du 7.0/" cl puiser dans Icui's exentptes un 
n()uvc((u zclc à servir notre cher l^aj/s, doit vous 
constituer u)i devoir et nous permettre^ en même 
temps, de livrer d la lionière les actes f/lorieux 
d'abnéfiation et d'héroisme que vous trouveront nom- 
breux dans rhistoire des Corps qui o)tt porté notre 
numéro. 



-^i>î>^<:€:^- 



() 



i5i 







Trois fois, à des époques dinéreiites, le numéro 
151, a élé donné à dos corps de troupe : 



i^ A la, 151" Demi-Brigade de première Formation 

(12 Août i79:> - tîl Novembre I7i)().) 



2"" Au 151" Régiment d'Infanterie de Ligne 

(hi février IHIIJ — 2i Août 1814.) 



5° Au 151' Régiment régional d'Infanterie 

(Formé le b' Octobre 1887.) 



i5i 



e 



Derpi - Brigade de Bataille 



{Ditv depiiia : dk l" formation) 



/S? AoiU 1705 — '21 Novembre 1790 



— 8 



ISr DEMI-BRIGADE DE BATAILLE 

(dITK depuis de Iro FORMATION) 



Un décret du 21 Février 1793, complété par les 
lois et institutions du 12 Août 1793, des 8 et 
10 Janvier 1794 (19 et 21 Nivôse, an II) change 
Torf^anisation de l'Armée. 

Depuis lors, il n*y a plus de dilTorence entre le 
régime des corps dlnfanterie de ligne et celui des 
Volontaires nationaux. 

L'Infanterie est répartie en Demi - Brigades 
composées chacune d'un batailjon des anciens 
régiments et de deux bataillons de Volontaires. 

La ISI"" Dinni'Brif/ade dn Balaille fut formée 
le 12Aont 1795 (25 Thermidor, An III), à Alençon, 
par le Général de Brigade Louis-de-la-Uue, délégué 
par le Général Hoche, Commandant en Chef l'Armée 
des Cotes de Brest, de qui relevaient les 3 bataillons 
à amalgamer : 

lo i^Q ±0' Bataillon du 82*" Régiment. 

2"^ Le 5« Bataillon, ) des Volontaires de la 

30 Le S"" Bataillon, j formation d'Orléans. 

Voyons sommairement avant de tracer l'histoire 
de la 151° Demi-Brigade, d'où provenaient les trois 
bataillons ((u'on allait réunii*. 







LE 1" BATAILLON DU 82' RÉGIMENT 



Le 82« régiment d'Infanterie on régiment de 
Saintonge, avait été créé le 8 Septembre 1084. Il s'est 
distingué dans la guerre de la Ligue d'Augsbourg, 
dans la campagne du règne de Louis XV et avait pris 
une grande part aux succès de la Guerre d'Amérique. 

A la (în de 1702, le i°' bataillon du 82% fut jeté 
dans Mayencc dont il Tut Tun des meilleurs bataillons. 
Chargé de la garde de la tète du pont de Gassel qu'il 
avait construit, il se signala par son désintéressement 
et sa bravoure et refusa de recevoir ce qui lui revenait 
du décompta de son travail : il en fit hommage à la 
Patrie. 

Le jour mémo où il donnait cet exemple de 
patriotisme, il repoussait, après un combat acharné 
qui avait duré 7 heures, l'attaque de 15.000 Prussiens. 

Après la capitulation de Mayence, il passait dans 
la Vendée et prit part à toutes les actions de la 
colonie Mayonçaise ([ui déploya tant de bravoure 
pour vaincre rinsin*r(»cUon. 



10 



LE 5' BATAILLON DES VOLONTAIRES DE 
LA FORMATION D'ORLEANS 



-^€=^^^~}^- 



]je 5« bataillon des Volontaires d'Orléans avait été 
formé le 20 Mai 1793. 

Il était connnandé au niouicnt <lo ranialf^anio par 
Monsieur le Chef de Bataillon Nton. 



LE 8' BATAILLON DES VOLONTAIRES DE 
LA FORMATION D'ORLEANS 



Le 8° bataillon des Volontaires d'Orléans avait été 

formé le 26 Mai 17{«. 

Il était commandé au moment do Tamal^ame par 

Monsieur le Chef de Rataillon Pontahick. 



La 15ic Demi-Brigade fut donc composée des trois 
bataillons dont nous venons de parler. 

Le (îénéral Hch^jik, ayant reconnu ([u'il serait 



- Il - 

pliysiquement impossible de se transporter sur tous 
les points de^ cantonnemants occupés par les troupes 
de l'Année des Cotés de Brest, le r.isseniblemant de 
ces bataillons n'eiit pas lieu et la 151° Demi-Bi'igade 
no Tut fornijo (|u*adniinistrativonu)nt par le (rinéral 
Louis-hK-LA-RuK. 

(ict Officier Général se rendit «à Alea^u)n, chef- 
lieu de la Se Division de TArinée des Cites de Brest, 
on, après avoir reçu des Conseils d'Administration des 
bataillons, qui devaient former la 151° Demi-Brigade, 
tous les états et renseignements nécessaires sur la 
situation des hommes composant chaque unité, il 
déclara le nouveau corps constitué. 

Il lit subir un examen aux Chefs des trois 
bataillons, conformément à Tordre (ju'il avait reçu du 
Général en Clief, et désigna pour commander la Demi- 
Brigade, rOITicier «pTil jugea le plus digne tout en 
tenant compte de son ancienneté <lo service. 

Le commandement de la 151° Demi-Brigade fut 
dévolu au Chef de Bataillon Riciîkr, commandant 
auparavant le 82« bataillon. 

La 151" DiMui-Rrigade conq)renait ÎKl Officiers et 
1070 honnni^s de troupe, en comptant les absents; elle 
avait ainsi 1107 hommes de moins cpie le complet 
cfelVectif. 

Mais, formée de bataillons (|ui, dispersés loin les 
uns des autres dans la 8° Division de l'Armée des Côtes 
de Brest, c;)ntinuèrentà s'admmistre'.\s3p.irém3nt,elle 
ne constitua jamais un corps unique : d'ailleurs, son 
exislenci» faclice ne dura que (piiir/e à seize mois. 



Kn elVct, la Convention ayant réglé que cha(|no 
Demi-Brigade serait constituée d'un bataillon de ligne 
et de deux bataillons de Volontaires nationaux, il se 
trouva que pour 213 bataillons de ligne, il n'y 
avait pas moins do 725 bataillons de Volontaires 
nationaux. On forma donc li)8 Demi-Brigades d'infan- 
terie de ligne et 15 d'inranterie légère et avec les 
bataillons de Volontaires qui restaient à embrigader, 
on créa 45 Demi-Brigades uniquement composées de 
Volontaires. Puis, le chiffre des Demi-Brigades fut 
élevé à 209 pour l'Infanterie de ligne et à 42 pour 
rinliinterie légère. Mais, toutes ces formations ayant 
p résenté des complicationsnon prévues do prime-abord , 
il arriva que des Corps trop faibles d'eireclif durent 
être versés dans d'autres et que beaucoup d'Officiers 
furent placés à la suite. 

Da là, l'origine dés Demi-Brigades de deuxième 
formation et une répartition nouvelle tle tous les Corps 
prescrite, en 1790, pour le Directoire. Le nombre des 
Demi-Brigades fut réduit fi MO pour l'Infanterie de 
ligne et à 30 pour l'Iîifanterie légère. 

La 151° Demi-Brigade (dite de l'° formation), dont 
les trois bataillons, non l'éunis, avaient conservé leurs 
anciennes dénominations, fnt ainsi ré|)ai'tie .* 

Le 1*"' Bataillon du 82*" dans la 81« Demi-Brigade 
de Ligne, le 21 Novembre 1796. 

Le 5"" Bataillon des Volontaires de la formation 
d'Orléans dans la 6"" Demi - Brigade légère, le 
21 Décembre 1796; 

Le 8' Bataillon des Volontaires de la formation 



13 



d'Orléans dans la 64" Demi-Brigade de Ligne 
le 14 Novembre 1796. 

Les nouvelles Demi-Brigades, dans lesquelles 
entrèrent ces éléments, conservèrent à la suite d'un 
arrtMè consulaire du l««* Vondoniiairc An XTl (2i Sep- 
tembre I80!i) les numéros qui leur avaient été donnés 
en l7îH), uïais re|)rirenl le vieux nom de lUiiimn^t. 



15 - 



i5i 



REGIMENT D'INFANTERIE 



DE LIGNE 



f /? hYxi-irr 1Hlfi - ^A Anùt i814) 



■^ rgigSTlUCiSl 



16 -^ 



i5i^ Réginjeçt dipfapterie 

de Ligne 

(7t> Fnn'hr ISI3 - t>// Août ISI^t) 



Le 151e Régiment d'Infanterie de ligne devait 
être formé de 4 Cohortes. Voyons, avant d'aborder 
rétude de cette formation, ce qu'étaient les Cohortes et, 
on particulier, les 7«, 5()c, 5I« et 52«, qui se réunirent 
plus tard pour constituer le nouveau Corps. 

LES COHORTES 

(\{){\l Coliorli^s avai(Mit rlé niisi^s à la disposition 
(hi Ministre de la Guerre, le Mars 1812, et un décret 
Impérial <lul4 Mars de la même année en organisait 88. 

Chacun de ces Corps était formé de 8 (^.ompagnics, 
tlont(} do Fusiliers, 1 d'Arlillei'ie et 1 de Dépôt. 

Les Cohortes étaient chargées do la garde du 
territoire, de la police intérieure, de la conservation 
des grands dépôts de munitions, des arsenaux et des 
places fortes; elles ne pouvaient, sous quelque prétexte 
que co fut, sortir du territoire de l'Empire. 

Klles avaient chacune un fanion (»t l'AigK» poin* la 



17 



llri«^a(!e, lors(|ircllos otaiont réunies. La Brigade com- 
prenait Cohortes et était placée sous le commande- 
ment d'un Général do Brigade. 



LA T COHORTE 



-»'♦-•- 



\:a 7" Cohorte Taisait partie (k^. la 32° JMvision 
mihtaire ; elle avait été formée à Hambourg et était 
composée connue il suit : 

3rW) hommes du département des Bouches de l'Elbe, 
!28(i » du département des BoucliesduWeser, 
!2(!() s> du département de TEms supérieur^ 
Au lolal (Si^cS honunes. 

Le Cher de Bataillon Lotiik en était le Com- 
ntandanl. 



LA 80^ COHORTE 



La 50 Cohorte, Ibrmée du l«' ban des Gardes 
nationales, fut organisée à Lille, le 5 Avril 1812 ; elle 
était composée de conscrits de 1807 à 1812 et com- 
prenait 888 honnnes du département <lu Nord. 

Conunandant (luuiAc, Chef de r>alaillon. 



m 



LA 8V COHORTE 



La 51® Cohorle, organisée of^alemeiit à Lille, le 
5 Avril 1812, lut composée de Soiis-Oriiciers vernis du 
7*2" régiinenl de lij^iie el <le cooserils du dépaiieineid 
du Nord. 

Commandant Sellier, Chel' de Bataillon. 

Klle avait 888 liommes à relleelif. 



LA 82^ COHORTE 



La nti'- (loliorUî fui éj^alemenl formées à Lille, le 
15 Avril I8h2 ; elle élail coitiposée de 888 conserils 
de 1807 à 18l'2, provenant du départem(nd. de la Lys. 

Connnandant Pktit, Chef de Bataillon. 

Ces trois d(M*nières Cohortes laisait»nl |)artiiî diî la 
V' Hri^^adi^ d(^s (iard(^s nationah^s cl apparlcMiaii^d à la 
l()« Division militaii*e ; Monseif»neur le Duc j)KPAn()UK 
les avait formées, en avait le commandement ainsi 
((nede trente-rjuatre antres; il avait pour qnartiergéné- 
l'al Anvers et était char^^é de la déi'enstMlela Hollande, 
«le TKseant (M de tonte la lii^nt» jusipTà iMonIrcMiil. 



- 19 



Foripatiop du • i5i" Régiipept d'Ipfanterie 

de Ligne 



Au retour de la campagne de Russie, Napoléon, 
pour lutter contre les nations de TEurope qui sont 
prêtes à se ranger volontairement sous les drapeaux 
de notre ennemie qu'elles ont combattue à legret, 
prépare do nouveaux et lormidables armements. 

il s'enquiert de la situation du littoral de TEm- 
pire, reconnaît avec satisfaction que sa confiance dans 
les troupes du Duc de Padoue a été justifiée et que 
Ton i)eut désormais disposer des ressources oHertes 
|)ar TArmée nrgîmiséo dans les Divisions territoriales 
du Nonl. 

Il dicte en conséquence ses volontés à son 
Ministre de la Guerre et décide la formation de 
nouveaux régiments : il convertit les 88 Cohortes en 
22 Régiments de Ligne ayant 4 Bataillons de guerre 
et un bataillon de dépôt; chique régiment prend une 
Compagnie d'artillerie et, des autres Compagnies 
(fartillerie des Cohortes, Napoléon forme 3 nouveaux 
Régiments <rartillerie de 20 Compagnies chacun. 

L'ordre ministériel, qui constitue le 151» Régi- 
ment (rinfanterie, est (\u 2 janvier 1813; le Général 
Caiuia-Saint-Cvu préside à cette formation, le 12 Fé- 
vrier 1813. 



^ !2() — 

Le 151'' l'ut Ibniuî des 7*', 50% 5h el 5:2" Cohortes 
du premier- bun de la garde nationale ; il n'eut d'abord 
que ces quatre Bataillons de guerre. 

Les Bataillons prenaient les nunnéros 1, 2, 3 et 4, 
suivant Tordre dos numéros des Cohortes et chacun 
d'eux comprenait 4 Compagnies de Fusiliers, I de 
Grenadiers et 1 de Voltigeurs; les Couipagnios d'élite 
n'étaient portées qu'à 100 hommes, noîi compris le 
Cadre, ce qui faisait 110 ; les Grenadiers étaient pris 
parmi les plus grands hommes et les Voltigeurs 
parmi les plus petits. 

Le Connnandant désigné du nouveau Itégiment 
était le Colonel BKnouvREi3R;mais, n'élant pas encore 
arrivé, il lut remplacé temporairement par le Major 
Skujrr, ex-Chef de Bataillon de la 5 h Cohorte. 

Les Chefs de Bntaillon étaient MM. f.OTHK, 
CuuTAC, Peth', ex -Commandants des 7% 50« et 
nti« Cohortes ; une ))lace de Chef de Hataillou était 
vacanle. 

L'elVectif du Uégiment était de 2841 hommes et 
70 Officiers, lors de sa formation. Les éléments de 
cet eiïectif provenaient, savoir : 

702 honuneset22 Ofliciers de la 7" Cohorte, 
710 » et 10 )) de la 50- Cohorte, 
714) » et 10 » de la 51« Cohorte, 
(W:{ )> et 10 y> de la 52« Cohorte. 

* 

Le 1«' Avril I8I3, le 5*^ liataillon, ou Italaillon de 



21 



dépôt, rut organisé à Lille : il fut composé des dépots 
des Cohortes qui avaient formé le Régiment ; il 
comptait 11 Officiers et 592 hommes de troupes et 
était commandé par le Capitaine Julier André. 









HISTORIQUE DU ISr RÉGIMENT D'INFANTERIE 

de Ligne 



SOMMA IRE 

Officiers morts et blessés sur les champs de bataille. 
— Sous-Onîcier&7 Caporaux et Soldats morts 
ot blesses sur les Champs de Bataille. 



OAMPACNE DE i8î3 

Occupation de Mockeii. — Construction d'un pont 
sur la Ehle et occupation de Konigsborn. — 
Eîdèvement d'un pont ennemi sur la Saale.. — 
,Prise de la tête du pont de Vettin; reconnaissance 
de Halle. — Occupation de Halle. — Prise de 
Leipzig. — Co^nhat de Weissifj. — Bataille de 
Wi'irschen, ~ - Combat du Hainau. — Du !<>•* Juin 
au 17 Août, le 151** est envoyé en garnison à 
Glogau ; il est n>duit à 3 nalaillons de j^uerre. 



SiÈGE DE GLGGAU (l813-!8t4) 

Sortie du 2 Septembre 1813. — Sorties des 3 et ^5 Sep 
lenibre. — Sorties des !2'2, 23 et 25 SephMubre. 



__ 9*\ 

J ^ I 

Deslriiclion du village de Gradil/. — L'ennemi 
est chassé de ses retranchenienls. — Destruclion 
des ouvrages de Tennemi. — Les troupes étran- 
gères sont chassées de la Place. — Perte, reprise 
et destruction de la redoute de Zerban. — Propo- 
sition de Tenneini pour la reddition de la Place. 
Capitulation (17 avrd 1814). 



HRNTHKR m FRANCE (si MAI 18u) 



DISSOLUTION DU 151* RÉCiMENT D'INFANTERIE DELiCNE 



(24 AOUT tSu) 



— 24 — 



OFFICIERS 



morts et blessés sur les Champs de Bataille 



o<«>o- 



t24 Avril 1813, 
Lieutenant Grraud^ tué, 



28 Avril 1813, 
Lieutenant Maeckereel, blessé. 



7 Mai 1813, 
Lieutenant Penrz, blesse. 



19 Mai 1813, au combat de Weissig, 
Colonel liccouvreu)', C4apitaine-A(lju(lant-Major 

Jt'jldou.v, Capitaine ./o///, Lieutenant Drrork, tués. 
Connnandant Ih^har, Li(Mit(niant-A(lju(lant-Maj(U* 

Couderl^ Lieutenants TelUer, Soufflet, Sous-Lieute- 

uant Grimard, blessés. 



— 25 - 

tîl Mai 18i;{, îi hi JîîUaillo îIo Wursclion, 
Sous-Lieutenants Chibaut et Chatichatj blessés. 



20 Mai. 1813, à Hainau, 
Sous-Lieutenant For///?, tué; Major Sellier, com- 
niandant Chahoii.Vy Capitainc-Adjudant-Major lionnel^ 
Capitaines Flammand, Prudhomme^ Mallard, Laisné^ 
Ilachin^ Bodin, Raffernes ; Lieutenants Crochon^ 
Berlhaudj Kersenbrock^ Connand^ Crory; Sous-Lieu- 
tenants Srlnioider, Dubrule, ^Verquin^ blessés. 



Du 17 Août 1813 au 17 Avril 1814 au Siège de Glogau, 

Capitaine Bossy, Sous-Lieutenant Espert, tués ; 
Colonel Lebron, Capitaines Guernu, Malandy, Lieu- 
lonants lirrlhaud, Barbey^ Sous-Lieutonants Esperl, 
Pcrm, Flouryy blessés. 



SOUS-OFFICIERS, CAPORAUX & SOLDATS 
iports et blessés sur les Champs de Bataille 



7 Mai 1813, 
DuboijHcl, soldat, tué. 



li) Mai I8IM, au coinbal do WcMssij» 
Ani^el^ Dcume, caporaux ; Mathis, Louchcart, 
Eueraert y Anrlres, MazeUe^ Despierres ^ Panifia^ 
soldats, tuc^s. 



21 Mai 1813, à la batailc do WurScliou 
Fnh'iehs, Keller, nujanlin, L'm, Lepoulre, Pol-^ 
Ijfn, Polenu, ]{ulccmi, Brandi^ Gaifereau, Valeax, 
Solean, Gossarf, soldats, tués. 



t>r> Mai'lHl:], 
l\V//r//, soldat, tué. 



2() Mai iHKJ, 

DubaiHCy Delanfjue, sergents-majors ; Duriez, 
sergent-fourrier; Amou, sergent; Mavdrov, Der/aj/, 
nevenne, Callar, Louf, soldats, tués. 

Kindt, sergent, blessé. 



Du 17 AoiU 1813 au 17 Avril 1814 au siège de Glogau, 
Verherk, Delnuranfie, CorheleHs, Viothesse, An- 
(jèlre^ Vai(di}t, PoUel, soldats, tués. 



— o— «^§<(^>-«»- 



Carppagpe de i8i3 



■^=^~C o^ -3-^»- 



Le corps crobservation de TEIbe, devenu, le 
31 Mars 1813, le 5« Corps de la Grande Armde, ot 
dans lequel fut placé le f 5'/«, était commandé par son 
Excellence le Général de Division , CoMTii: DE Lauuiston . 

Il étnit composé connue il suit : 



l'« Division : Général Majson 

(Devenue, le 31 M.irs. la i6e Division) 



*i« Division : Général Puthoo 

(Devenue lu 17c Division) 



3<î l)ivisi(>n : Général LAGaANGE 

(Devenue la l8e Division) 



4 Division: Général Rochambeau 

(Devenue ta tçe Division) 



!"• Division Wcsplmlienne : 



151« Réf(. d'Inf. 
152» id. 
153* id. 

\m« i.l. 

147' id. 
im" id. 

1;M.« id. 
1540 id. 
155» id. 

4350 id. 
141)« id. 
inO id. 

une nri}(ade de Cavalerie 
un Parc de l'éserve 
d'Artillerie. 



1.0 (uMiéral de Division Maison avaient pom* 
(iénrraux do JJriffadc MM. Avuii, cl Laouoix ; c'est 
dans la Hri^jitdc du promicM' <|iic se trouvait le 75/". 



-28- 

f.os troupes (U\ la P« Division (If)!», LVi-^, 153") 
formées à Hainbour}»*, sont succcssivemenl réparties 
sur le Bas-Elbe, entre cette ville et Mayilebourg pour 
observer la rive gauche de la rivière (1). 

Le î) Mars, la Division est réunie à Magdebourg:, 
excepté le i52« qui est détaché sur le Das-Elbe ; elle 
y reste jus(|u*au 17 Mai's. 



Occnpatiop de Mockern 



— » -C ' <_^»'>- > 



Par note du 14 Mai^ 181î3, TEmpereur oi'donne 
de se porter à une lieue en avant de Magdebourg, de se 
couvrir en cet endroit par quelques lunettes et d*an-^ 



(i) Tout en exécutant les mouvements. nécessaires pour gagner leurs positions, 
les troupes sont exercées confurménient à l'ordre du a Mars de l'Empereur au Gé- 
néral LAURISTON : 

« Recommandez aux Généraux, qui commandent nos Divisions, que deux 
fois par semaine, elles tirent à la cible et enfin que trois lois elles fassent de» 
manœuvres On leur fera faire les colonnes d'attaque pur bataillon; on les fi-ra 
charger en colonne d'attaque Ct en su déployant S4)us le l'eu de la i*^ division cIl 
faisant feu tout en arrivant sur la ligne de bataille. On formera également la 
colonne d'attaque tandis que la division du centre commencera le feu de file et se 
déploiera sous le fcu de fil». Après cela, on fera une charge de cent pas, battant la 
charge simplement et sans faire de variantes, et on fura ^irc feu de file h tous les 
pelotons à mesure qu'ils viendront se placer sur la ligne de bataille. Vous ordon- 
nerez aussi qu'on fasse souvent la manœuvre de se- mettre promptement en batail- 
lons carri's en ployant derrière les dernières divisions, le Bataillon à distance de 
peloton et faisant feu dv file. C'est la manœuvre qu'il est le plus nécessaire que les 
colonnes connaissent bien, car la moindre hésitation peut compromettre la troupe. 
Enfin, ordonnez que chaque Compagnie de Voltigeurs soit instruite à former le 
carré it h faire sur le champ feu de file, afin qu'étant en tirailleurs ils puissent 
promptement se réunir et résister à la cavalerie. Faites donner la poudre nécessaire 
ptiur ces exercices et annoncex que ce sont ces niiina'uvres plus particulièrcnunt 
que je ferai faire devant moi. » 



iioiicer tic tous cotes que les Fi'ançais vont reprcndi'c 
rolVensive. 

En conséquence, S. A. I. le Vice-Roi poussa une 
reconnaissance le 24 Mars sur Mockern avec la 
Division Maison et la Cavalerie ; le irrl* est à Tavant- 
gardc ; il rencontre la cavalerie léjjère onneniie (|uisc 
retire devant Télan de nos troupes en abandonnant 
une soixantaine <le blessés, tués ou prisonniers. 

Mockern est alors occupée par la Division, qui 
prend position : la cavalerie en éclaireurs sur les 
routes en avant de la ville, deux Dataillons du 151° 
sur les routes mêmes avec quatre pièces d'artiliei'ie, 
les deux autres Bataillons du 151° dans la ville, le 
l^^^•' et TArtillerie en arrière. 

Mais on ne reste pas longtemps dansées positions ; 
en elTet, le Général Lauriston, sur Tordre qu'il eii 
reçoit, l'ait passer toutes ses troupes sur la rive },^'uicbe 
de TKlbe, te 28 Mars. 

Troij' jours plus tard, le corps d'observation de 
TKlbe devient le 5® Corps de la Grande-Armée et 
la X'"" Division flevient la 10° Divisi(»î) de la Grande- 
xVrmée. 



_ m - 



Copstnictiop d'up Popt sur la Eble 
et occupation de Kopigsbori) 



Lo le' Avril 1813, le Général Lauriston établit 
son quartier général à Magdebourg : il fait resserrer 
trois Divisions sur Neusta<lt, où Ton avait jeté un 
pont de bateaux sur TElbe pour que les troupes 
puissent passer la rivière sans avoir a traverser la 
ville de Magdebourg ; le 151" s'établit h Neustadt avec 
le quartier général de la Division. 

On décide la construction de ponts sur la Ehle ; 
afin de pouvoir occuper Alt-Konigsborn ; le Ifrl** est 
chargé de ce travail. 

L'ennemi observe la rivière et, c'est sous un feu 
extrêmement vif d'artillerie et de mousquotorie, que 
nos travailleurs construisent les ponts, (pii doivent 
nous pcMMuotlrcî de chasser l'advc^rsairi* di». s(îs posi- 
tions. Pendant ({u'une partie de nos soldats travaille, 
elleest protégée par Tautre qui s'est portée en tirailleurs 
sur le bord de la rivière et tient l'ennemi à distance ; 
le Régiment n'a que 3 soldats tués et 11 blessés. 

f.a Division, sitôt les ponts (inis, passe la Khle au 



— ;u — 

pas <l(; charj'o vX so roronno on coloniios soi rocs pour 
se porter sur le Cliùleau, en arrière de Konigsborn. 

Deux Compagnies de Voltigeurs du 15lc marchent 
directement sur la hauteur; elles sont à découvert et 
Tennemi, avec un peu de calme et de courage, a beau 
jeu du haut do ses positions pour repousser lattaque. 

Mais lo succos doit récompenser nos troupes cou- 
rageuses; et rennemi, devant Texemple de leur témé- 
rité, quitte brusquement le mamelon de Konigsborn 
et s'enfuit jus([u'îi Nedlitz; le Bataillon ennemi, qui 
était ù Mon/, craignant crétro coupé, imite cette fuite 
et (juitto ses positioiïs. 

].es IM'ussiens n'avaient tiré qu'une vingtaine de 
coups de canon et ont 8 à 10 hommes tués. Nous 
n'avons ([ue quolcjues blessés et cette action militaire 
a « ins[)iré do la confiance et de l'ardeur au soldat; 
« 00 dornior est d'ailleurs animé du meilleur esprit et 
« brûle de combattre les Prussiens (i). » 

l.a KJ" Division occupe les hauteuj's de Konigs- 
born ot fait face à Nedlitz : le quartier général du 
5« Corps se place îi Konigsborn, où sont campés trois 
Bataillons du IDl» ; le quatrième Bataillon occupe 
Klapper-Mrdd. 

On construit innnodiatoment une ligne de retran- 
chements do ouvrages détachés, rlepuis le moulin 
Klappor-Midd jus<pi'à Mon/. 



-•^r- 



(i) i:xtr;iit il'un rapport ilu Général LAURISTON. 



% SerOices de 

4I Monsieur SELLIER, Jean-Baptiste-François, 



MAJOR EN 1°', AU 1 51*» RÉGIMENT DMNFANTKRÏE DE LiONK 
4I SERVICES 

cK 

4^ 



5; Né a Abbftville (Somme) le 26 Mars 177-2 

4^ Soldai au K^giment de Viennois le 10 Février 1789 

21 Caporal-Fourrier le 1«' Janvier 1791 

cK Seigenl le 12 Mar.'? 1793 

^ Adjudant, Sous-Officier le 2i Floréal, An :i 

cH Avec nmg de Sous-Lieulenanl le l*"' Prairial, An II 

^ Lieuleiianl le 15 Vendémiaire, An IV 

4I Nommé Capitaine sur le champ de balaiile par le Général 

<*( en Cher imUNE, le 20 Vendémiaire, An VIII 

$ Confirmé par ariété du Premier Consul, le 19 Thermidor, 

2j An VIII 

Z Chef de Ralaillon, le 16 Décembre ' 1809 

<j Membre de lu Légion d'Honneur, le 27 Frimaire, An XII 

* Passé Clief de li 51° Cohorlo des Ganles Nalionales. h* 

^ 21 Juin 1812 

^ Major pai décriai du 16 Janvier 1813 

°^ oriicier de la Légion d'Ilonnei"- par décret ilu 18 Juin 1813 



iP 

}P 
i*> 
fP 

CAMPAGNES ET BLESSURES % 

ip 

iP 

ÏP 

1P 
1P 
ÏP 

)P 

Sorvil à rarméo du NonI de 1702 à 1790 ^ 

IMiis à colle (!*Allcnia[;iio el coiilrc les in<ur^(Vs des dépur- % 

iiicnU rùuiiis JJ 

Kil la campa^rne de Hollande 1799 el 1800 % 

A rArmée d'Italie en 1800 )*> 

A IWrmée des Côles de TOcéan, % 

A la Grande Armée en 1813 )^ 

fp 
ÏP 

A la halaille de Marongo, a reçu un couj) de feu à la jambe % 
ilroile. " }P 

Au comhil de Burich, prèsWesel, au momeni qu'on alla- |J 
<|uail la lôie du poni, il entre par la porte eL par la retraite »> 
de.^ Aullirl|jen^;, il se trouve entrainéau milieu d'eux jus- ^ 
({ira moilié du pont; là, il salue, culbute plusieurs ennemis ^ 
lîi se dùgagrf; au môme instunt, il se jette ii la naçe pour ^ 
sauver un caporal de la A'i^ et prendre six prisonniers qui )p 
avaient été renversés dans une des barques du même pont ^ 
rt que le courant entrainaii (le 19 Brumaire. An III). )p 

A l'affaire du 14 V^Midémiaire, An Vin,en Hollande, seul, ^ 
un pistolet de cha(|ue main, il (il poser les armes à 4 Gre- )p 
nadiers rns<es assemblés. ^ 

Blessé d'un coup de feu au pied droit, le 5 Mii 1809, dans )p 
une affaire contre S«-liill, prè> Magdebourg. où, par sa con- ^ 
duile particulière, il a eu une grande part an succès du )p 

rombal. î' 

tp 

A la bataille de Koûlikirclien, le :2I Mai 1813, commandant >»> 
la Brigade, malgré tous les efforts de Tennemi, i\ pris el ^ 
repris In village de Pliskowilz. fP 

Blessé du n coup de lance à la joue, le^Omai I8l3,âlfainau. ^ 

fp 
iP 

iP 
/f' 
fp 
)P 



:u ~ 



EnlèOemeot cran Pont ciiocmi sur la Saaie 



L'ennemi avait réuni des barques qu'il avait 
amarrées sur la l'ive droite de la SaaIe, vis-à-vis 
d'Alslebeu, dans le but de construire un pont et do 
venir nous importuner. 

Le 22 Avril, le Général en Chel' donne Tordre 
d'enlever ces barques à l'adversaire. 

Le Colonel du génie Lamark est chargé de l'ex- 
pédition et on met à sa disposition deux Compagnies 
de Sapeurs et trois Compagnies du 151". 

Le rassemblement a lieu le 2.*{, à I lieiu*e du 
matin ; les Compagnies du 15i« se placent sur la rive 
gauche de la Saale à l'endroit où le pont devait être 
établi et protègent ainsi les nageiu's, (pii traversent 
hardiment la l'iviére et amènent ini des grands 
bateaux du pont sur la rive amie. 

Au moyen de cette embarcation, lesautres bateaux 
du pont et les divers matériaux sont vivement enlevés 
et, à () heures du matin, on a réuni devant Alslebeu 
19 grands bateaux et une grande quantité de longerons 
et de madriers. On lornie un convoi du ton! et on h» 



Mr. 



l'nil iloscon(h'(3 sur dross-DiersIeben, on no yardaiit 
qirun bateau pour reconnaître, au besoin, la rive 
droite de la rivière. 

L'opération fut exécutée avec un ordre et une 
discipline rares sous un feu violent de Tennemi. Ce 
dernier ne parvint pas à s'opposer à notre travail, car 
les Compaj^nies du i51« gardèrent un calme absolu ^ 
et, jjràce à un feu bien réglé et bien nourri, tinrent 
Tadversaire constamment à distance : nous eûmes 
([uelques hommes blessés dans la Compagnie, qui 
avait traversé la Saaie pour mieux couvrir les tra- 
vailleiu's. 

Prise de la tête de Pont de Vettip ; 
Reconnaissance de Halle 



1/3 !2/ Avril, le 5' Corps est échelonné depuis les 
environs de Halle jusqu'à Vettin. L'eimemi occupe ces 
deux endroits et s'y fortifie au moyen de deux têtes 
de pont ; celle de Halle est de beaucoup la plus im- 
portante. 

Aussi, le tlénéral Lauiuston, prévoyant qu'il lui 
faudrait un grand elTort pour s'en emparer, décide 
d'abord d'enlever la tèle de pont de Vettin et d'en 
chasser l'eimemi, qui y a placé 4 pièces d'artillerie. 

Le Général Maison, avec des troupes du 151« et 
d'autres de ses régiments, se prépare ix attaquer 
vig()in*eus(Mn(Md. Sitôt son mouvement dessiné, une 



- - 3(1 - 

(îîmuimtnlo assez vivo s'(Migii}^(\ iniiis r<MintMui (»st 
oblige hienUH crévaeiier Vollin el hrùle lui-même le 
pont qu'il y a construit. 

C'est alors que le Général Lauriston reçoit Tor- 
dre (lèse porter siu* Malle, (Voccuper la ville comme 
tête de pont, si l'ennemi n'y a pas de forces et, par 
suite, de découvrir le nombre de ces dernières. 

La 10'* Division, du Général Maison, est chargée 
d'attaquer le pont pour découvrir si l'ennemi veut 
défendre la ville. 

Elle part de Nidieberg, le '2S Avril, à 2 heures 
après-midi et forme, avec ses deux régiments deux 
attaques, l'une par Passendorf avec le15i« et bou- 
ches à feu, connnandée par le Général Aviul; l'autn?, 
par Veinberg, avec le ISt^*» et G bouches à feu, com- 
mandée pav le Général Pknne. Les 12 autres bouches 
à feu sont en batterie entre les deux atta(|ues; la troi- 
sième Division de Cavalerie légère est divisée: la pre- 
mière Brigade avec l'attaque de gauche et la deuxième 
avec l'attaque de droite; cette dernière se place de 
laçon de couvrir la route de Mersebourg. 

Knrm,deux Régiments (1) sont en attente en avant 
<le Nidltîberg et sur les hauteurs en arrière pour 
se porter, soit pour soutenir la Division Maison, soit 
pour atta(|uer l'ennemi, (pii peut débomdKM* par 
Mersebourg ; le 'lî}4« obseïve la Saale et les mouve- 
ments de l'ennemi sur notre gauclie. 

Au montent de l'attaque, l'ennemi a devant la 



\\) 1.0 mi'otlc ISS'. iU I.» Oivisîon l..\riR.\Nl»K 



- ;{7 

villo 150 CiOSîMjuos; los rapports dos paysans, sortis iln 
la villela veille à ()heures,portentquerennemjya 8000 
hommes crinfanterie, tant Prussiens que Russes, mais 
plus (le Prussiejis ; 2000 liommes de cavalerie (non 
compris les 2000 que nous avions devant nous 
la veille, et (pii étaient rentrés dans la ville) et HO 
bouches îi (eu. 11 s'agit à ce moment de connaître 
Texactitude de ces rapports ou si, connue (rautj'cs* 
Tannoncent, il n'y a à Halle que .des Cosaques. 

Les deux coloiuies envoient en avant une com- 
pagnie de Voltigeurs et quelques tirailleurs de cava- 
lerie, (pii font roitrer les Cosaques dans la ville ; les 
tirailleurs s'avancent près du pont. Des redoutes à 
droite et ri gauche du pont sont garnies de troupes 
prnssiennes ; l'ennemi a établi un épaulement au mi- 
lieu du i^ont et a détruit les parapets. 

Deux cou[)s de canon à mitraille sont dirigés sur 
nos lirailleurs de ratta(|ue de gauche, à laquelle se 
lrouv(^ le inp- et <pii est la plus avancée. Aussitôt le 
combat crju^tillerie s'engage des deux cotés; nos ca- 
nonniers sont en position pour battre les redoutes et 
le pont; l'ennemi a G pièces de canon dans deux re- 
rloutes à gauche du pont faisant lace à Halle et. en 
arrière de la livière, \ dans les deux redoute de droite 
reliées par des batteries sur les hauteurs. 

Le Général Maison détache un bataillon du 15;î% 
(|ui se porte rapidement dans une ferme nonnnée 
Giémeritz, située dans une ile formée par deux bras 
delà Saaie. Le IJataillon étant rendu dans cette ferme 
délarlu» sa (MMnpagnie de Volligeurs dans l'encaisse- 



- 38 ™ 

mont (1*1111 lies bras «le la rivière; ces Volligenrs tirent 
sur les cannoniers ennemis, qui servent les pièces et 
protègent Tarrivée de notre artillerie, laquelle s'avance 
à demi portée de mitraille des redoutes. Bientôt, deux 
pièces de canon placées dans une petite redoute dis- 
paraissent ainsi qu'un obusier. L'infiinterie ennemie 
placée dans les fossés de la redoute, en arrière des 
épaulements, fait un feu assez vif mais qui n'incommode 
pas beaucoup nos Voltigeurs. Le combat d'artillerie 
est acharné de part et d'autre, mais le tir de l'ennemi 
est mal dirigé; le nôtre, au contraire, atteint l'adver- 
saire qui fait sortir de la ville environ IMKIO lionnnes 
lesquels gagnent les hauteurs et paraissent prendre la 
route de Dessau ainsi (|ue () pièces d'artillerie j'usse. 

iOOO hommes d'infanterie restent h mi-côte et, par 
le f2u, on peut calculer que le nombre de ceux qui 
défendent les deux côtés du pont est de 2000 hommes. 

La colonne de droite envoie une Compagnie de 
Voltigeurs, qui court vers le pont : elle s'avance sous 
les premières arches et est reçue par la mitraille et 
une fusillade très vive. Elle trouve moyen de se met- 
tre à couvert en gagnant un ravin, ((ui lui permet le 
tirer avec avantage sur l'ennemi, |)en(lant ({u'une autre 
Compagnie de Voltigeurs gagne le bord de lîi rivière: 
cette Compagnie se montre trop à découvert mais fait 
bonne contenance. 

Nous n'avions donc engagé que deux bataillons, 
et, dans ces deux bataillons, que 4 compagnies, mais 
l'ennemi, devant l'ardeur des ellbrts réunis des 15 h- et 



39 



15I{« réj>iinents, est (juîmkI mémo ob(igé de nous 
découvrir ses forces. 

Ce que l'on aperçut de Tadversaire peut s'éva- 
luer à 6000 hommes d'infanterie, 21 canons qui ont 
fait fou, mais des forces devaient otrc <lerriùrc la ville. 

Le feu continue jusqu'à nuit close. A la chute du 
jour, 2 bataillons ennemis, évalués à IGOO hommes 
s'avancent sur la ville, paraissant venir do Vottin ; 
ils marchent très vite : l'ennemi paraît donc craindre 
une attaque, mais ce n'est pas avec 4.000 hommes au 
plus qu'on peut l'entreprendre, d'autant plus qu'il 
faut surveiller la ville et les hauteurs, puiscpie l'enne- 
mi y montre des forces ipii en font supposer de 
considérables. 

Le but de découvrir l'ennemi est donc rempli et 
le Général Lauuiston ordonne que Ton se tiendra 
ti'an(|uillo et on position le lendemain. 

Nos portos étaient peu considérables : un Capi- 
taine du 153% (> soldats et un Lieutenant du 151% 
tués, et 47 Sous-Ofliciers et soldats des deux régi- 
ments, blessés. 

Le Général Lauuiston dit dans son rapport : 

ic Lo (Général Maison a conduit cette attaque 
« comme un niililaire consommé, qui connaissait bien 
« le terrain et les difficultés que la défense de 
« l'ennemi présentait ; partout son infanterie a tiré 
<r avec audace ot avantage sur l'ennemi et sans 
« éprouver do portos : je me loue du Général Pknnic, 
a du (Wwï d(» Malaillon d'Artillerie Noiuuîkt, du Chef 



- 14) - 

« (le n\taillon Dkbar, iIu 15 h, «lu C\\e{ «le Bataillon 
« Sankoul (lii ir/.îî. Les soldats du 151'* cl du 153» 
« Régiments, qui ont combattu, ont montré la plus 
« grande ardeur et fermeté ; la mitraille et la mous- 
« ((ueterie ne les a nullement étonnés ; leurs canm- 
« rades enviaient leurs places. 

« Je prie Votre Altesse Impériale do faire con- 
« naître leur zèle et leur dévouement à Sa Majesté. » 



Occnpatiop de Halle 



-• ♦ > 



T.c soir, du 2H Avril, le Hénéral Lauuiston doiuie 
Tordre de mouvement pour le lendemain : a La Divi- 
sion Maison, avec la 3« Division de cavalerie légère 
« doit occuper Halle comme tète de pont (1)... etc. » 

Le Général Maison fait ouvrir lo fou par lo Da- 
laillon du 151}% tandis (pTil fait courir au pont les Vol- 



(i) I.a Division MAISON, avec la y Division de cavalerie Ugèr<-, occupera 
Halle, comme tête de pont. La Division LAGRANGE s'établira entre Halle et 
Schroplau, dans les villages de Ueustadt, Scherbeu, Buclit. Tenkcn, Langen, 
Hogen. 

La Division ROCHAMBEAU placera un Bataillon h Rottcnbourp; moitié 
devant Vcttin et moitié' à la gauche de la Division LA(jRAN(il':. — .suivent lof 
dispositions pour le if Corps et la grosse cavalerie. 



-_ 41 ^. 

tigeurs du balaillon du '15i« et des tirailleurs de cava- 
lerie : nos Voltigeurs sont assez heureux de gagner un 
pont qui sst attenant au grand pont, malgré la canon- 
nade exécutée par Tennemi placé le long de la Saale. 

Le 30, à 7 heures du matin, le Général Lauriston 
entre dans Ihdle avec une partie de son Corps d'Ar- 
mée : le loi*' est en tête, traverse la ville en vain- 
queur et va prendre .position en avant sur la route de 
Leipzig, tandis que 2 bataillons du 153e occupent la 
ville, où s'établit TEtat-Major de la Division. 

L'ennemi qui occupait la ville avec 8000 hommes 
d'infanterie, 0000 hommes de cavalerie et 15 pièces 
de canon, prend position à 2 lieues en arrière de 
Halle sur la route de Leipzig. 



Prise de Leipzig 



Le Icf Mai, le 5*^ Corps est en avant de Schlade- 
bacli. Le 2, à 4 heures du matin, il se dirige sur 
Leipzig par BukmanJorf, le 151^ est toujours en tête 
et a à livrer plusieurs combats d'avant-garde. 

On l'cnconlre d'abord (J escadrons de grosse cava- 
lerie ennemie .'Ui villa<;e de Cunlersdorr : ils soiit 



- 42 - 

(lobusquùs par nos liraillcnrs; puis on cliasse 5 à 
(5000 cavaliers dos bois de Lippe. 

« Les 5 ou 6 ponts et la chaussée qui conduisent 
à Leipzig sont emportés avec une telle vivacité et 
un tel courage que Tennemi n'a pas le temps de 
nous blesser beaucoup de monde, malgré tous les 
avantages de sa position ». 

Sous les murs de la ville, une vive cannonade 
s'engage, mais Tennemi se voit rejeter, sans avoir le 
temps de brûler les ponts, sur les bras de TElster : 
nos tirailleurs du 151« et du 153" chargent Tan'ière- 
gardo ot on entre pcMc-molo dans la ville. 

Le5« Corps occupe Leipzig, portant une Division 
en avant pour observer les routes de Witteniberg, 



Torgau. 

' A 11 heures, le canon se fait entendre dans la 
direction de Lûtzen : le prince de la Moskowa est 
vivement engagé. 

Le soir de ce jour, à 10 heures, à la nouvelle de 
la victoire des Français à Lutzen, le Général Lau- 
uiSTON n'hésite pas à écrire à l'empereur : La nou- 
velle de la victoire remportée par Sa Majesté comble 
de joie le 5^» Corps, qui eut désiré pouvoir donner fi 
Sa Majesté, à la (in de la journée, les mêmes 
preuves de dévouement (ju'il lui a données dans la 
matinée (1). y> 



(i) C'est à cette ^-poque que le duc de FELTRF, Ministre de la Guerre, rend 
compte à l'Hmpereur que les Aigles destinées aux nouveaux régiments (113-1^6; 
avaient été envoyées le 18 Avril à Mayunce et réexpédiées de suite à Magdebourg. 
Il rend compte à l'Empereur de l'arrivée à Magdebourg de 17 Aigles et des dra- 
peaux. Ou nu sait pas si lu régiment à ru^u les siens pendant le cuurs de la cam- 
pagne. 



D'un anlro colo, le Général, Chef d'Etal-Major, 
Comte MoNTiiiON, dans un de ses rapports sur la 
prise de Leipzig, écrivait : a Chaque soldat est un 
héros, tous ont fait leur devoir !» 

Nos soldats ne restent pas longtemps dans"] la 
vihe ([uMIs (.nt si glorieusement prise. 

Le ;i Mai, un bataillon du l^y^h et trois du '15ic 
poursuivent Tennemi, qui avait placé deux pièces de 
canon sur la chaussée en avant de Leipzig et Tobli- 
gent à se retirer. 

Le général Lauuiston profite de ce nouveau suc- 
cès pour pousser jus(ju'iji WermsdorlV avec son Corps 
d armée, 11 y arrive le G mai, à li h. du soir : « La 
troupe est un peu fatiguée ; mais comme elle sait que 
TEmperenr la demande, elle oublie la fatigue. » 
écrit-il dans son rapport. 

Le 7 mai (i). le corps (rarmée marche sur 
Dresïle ; le 8, il entre à Meissen dont les fauboui'gs 
et les hauteurs sont occupés par la Kî'* division quin*a, 
à ce moment, que deux régiments, le 151« et le 153«, 
tandis que les 18« et 19" divisions, avec le Général 
Lauriston, se portent entre Meissen et Torgau. 






(I) l.c 7 ntfii, le 1^1* fut renforce par des fractions envoyées dti d^pôt. 






SERVICES 



^K 

^ . SerOices de 

I Monsieur REG OUVREUR, Jean-Pierre 

I lîOLONELDU 151* -^KGIMENT D^InFANTKRÏE DE $IGNE 

cK 

^ Né à Liocourl (Meurlhe), le 20 avril 1774 

4< Entra au service en qualilô \le Lieulenanl du 9° ha- >»; 

^ laillon (le Volontaires de la Meurlhe qui devint £ 

^ le 00« régiment le 4 Août 1792 jT 

;îj Capitaine le 13 Décembre 1793 ^ 

4I Major du 108« de ligne, le 7 Avril 1809 ^ 

;2 Colonel du 15l« de ligne, le 20 Janvier 1813 ^ 

4^ Membre de la Légion (Pllonneur. % 

^ )9P 

c4K )»> 

<^ ^ 

fi CAMPAGNES ET BLESSURES t 



c£< HM 

^ Fit aux armées du Nord, de Sambre et Meuse, du Hhin, de ^ 

<j rOuesl, de rilalie, les campagnes de 1792 à 1801 ^ 

% Servit en Italie et en Dalmalie 1805 ù 1807 % 

^ fut blessé à Caldiero, le 29 novembre, à la tôle f^ 

<«^ de son régiment 1805 j». 

'^l Fit partie des armées (PEspajrne et do Portugal en 1808et1809 |*; 

^ Fut blessé <\ la prise des redoutes d'Oporlo, 29 mars 1809 %', 

<< Fil campagne h l'armée du Nord 1809 ^ 

^ Se rendit au 151° le 21 Février et fut tué au combat ^ 

**! do Weissi^% le 19 Mai 1813-^ 






s^f^^^^^^if^'ïf^f'if^^^f^'4f\^iif^^iff^^^^'ify%:klif^^^^ 



Mort du Colonel RECOUVREUR, du 181» 



Plnii (lu Combnl dfi Woissifl, li) Moi 1813 
et de la Bulaille de Wurschen, 2\ Mai 1813 



— 49 — 

combatlu ; Imit bataillons de dillerents régiments 
n'ont pas tiré un coup de fusil, se trouvant pla- 
cés en observation sur la Sprée pour garder le Grand- 
Parc, ou en réserve. 

« Le soldat est content de lui ; il connaît sa 
supériorité sur Tinfanterie einiemie ; quant à la cava- 
lerie, elle no lui cause aucun étonnement. 

Nos braves ont couché sur les hauteurs de Eich- 
Berg, sur le champ de bataille, bien disposés à rece- 
voir rennoini s'il ont osé se présenior à nouveau •. 

Le 5° Corps eut 12 Officiers et 204 sous-ofliciers 
,et soldats tués; 61 Officiers et 1360 sous-pfficiers et 
soldats blessés; 184 hommes disparus; total 1821 
hommes. 

Les pertes de l'ennemi furent au moins du dou- 
ble. 

Le 'ir)l« fut très éprouvé, ayant été engagé dès le 
début avec le 153o ; il eut 40 tués dont 4 Officiers; 162 
blessés dont Officiers; 1 disparu: total 203 hommes. 

Les Officiers tués étaient le Colonel Regouvreur, 
\e Capitaine Joly, TAdjudaut-Major Jeydoux et le 
Lieutenant Decogk. 

• Vers 10 heures du soir, la cavalerie prussienne 
et de l'infanterie ont voulu charger nos avant-postes, 
<|ui les ont attendues a bout portant et à mitraille. 
L'ennemi s'est dispersé dans le plus grand désordre 
et en poussant des jurements. 

« La .garde du roi de Prusse, infanterie, se trou- 
vait à cette allaire : un Officier de cette garde fut 
blessé et fait prisonnier ». 



— 50 — 

Le Colonel HKCOiTvnroiiR fui remplace dans le 
commandement du 151% par le major Simjjku. Le Co- 
lonel portait sur lui, lorsqu'il lut tué, 11,IXX) fiiincs 
appartenant à la caisse du corps et qui furent seuls 
sauvés; le restant do la caisse devait être pris, le 2(5 
mai, au combat de llainau. 



- --^^^=>*^^5K*5?«5 



O 



BATAILLE DE WURSOHEN 



'<« Ml' 

•i\ »> 

•fi &' 

I SerOices de ^ 

i Monsieur GEABOUX, François ^ 

:S fîHEFDE^ATAÏLLON AUlSî'^iiEGlMENTD'lNPANTERïE ^ 

I DE SlCNE ^ 

€( T<-e^r9=îjN=5L_>-^ ^' 

1 SERVICES t 

^ Nôà Bel!av(Ain), le 24Juillet 1773 ^ 

I Snidnl au 1 1' biUMioii de l'Ain, le 27 Seplembre 171)3 % 

;|^ Sous-IJeuloiianI, lo G Voinlômiairo, An II [^ 

4 Lieutenant, lo Fruclidor, An IV '^ 
;^ Capitaine, le 11 M e-^.^ ici or, An XII |J 
ç^ Nonnnê (^hef do halaillon an ir)!*) rôgimenl par S. A. I. le |f> 
i IMince, Vice-Koi, le 23 Murs 1813 ^ 

•«^ ^^ 

I CAMPAGNES ET BLESSURES ^ 

5 A fait i.i canipai,nie dos Alpes, on 1703 ^ 
I Celles cnialie, les Ans flL IV el V ^ 
1 Celles d'Kgvple, les Ans VI, VII, VIII el IX ^ 
«j Celle d'Italie. l'An XIV ^ 
r^ Celles lie rArmôe de Naples el en Calabre, les Ans 1806, ^ 
I 1807. 1808, 1800, 1810 el 1811 ^ 
^ Celles de 1812, parlie au corps d'observation de Tllalie mé- % 
^ ridionale el parlie à la Grande-Armée ^ 
ti A la Crande-Armée, en 1813 (^ 
<< )^ 

X Blessé d'un coup de feu au cou, le 18 Pluviôse An VII, à % 

^, la révolte des liabilanls de la provincede Benesoul, en Egypte, ^ 

'.it on il se distingua particulièrement. ^ 

■^ Le 20 Mai 1807, lors ,1e la buta il le de Milelto (en Cala- ^ 

^ bre), cet Oflicier se distingua en s'opposant avec la compa- |J 

"2 unio à un débarquement (]ue les Anglais voulaient faire ^ 

!S| (avec un convoi de li voiles) el, malgré le feu n(»urri «le |J 

^ ronnemi, il lit si bonne contenance qu'il l'obligea à renon- ^ 

Ij! cer H son projet. "^ 






54 



ii^ai pns besoin de |)arl(M* do TardiMir dos Iroiipos 
dans colle l)elle jonrnoe ; lonle rArnu*îo savail (|no 
rEmpercur élait présenl, Ions les (îénéranx, OHiciers 
et soldais du 5° Corps ont rivalisé de dévouennent. > 

Le 22, à 4 heures du malin, l'Armée française 
commence à poursuivre les alliés dans les deux direc- 
tions par lesquelles ils ellecluent leur retraite. Les 
Russes et les Pj'ussiens hâtent leur marche, leur aile 
droite suivant les routes de Buntzlau, Ilainau, Liég- 
nilz, Mertzchutz, Sara, et leur aile gauche le chemin 
Lowenberg, Goldberg, lauer et Striegau. 

Pendant cette poursuite, il n*y eut pas de traî- 
nards parmi les noires : la privation de distributions 
depuis plusieurs jours portait le soldat à marcher 
pour se procurer des vivres; il y en avait même qui 
allaient en avant du moment qu'ils apercevaient quel- 
que ville ou village : les Officiers étaient obligés de 
maintenir les hommes à leur place, afin d'éviter un 
désordre immancpiable. 

11 y eut plusieurs combats entre notre avant- 
garde et Tarrière-garde ennemie : le plus, important 
eut lieu à Hainau. 

Coipbat (le llaipaîi 

X^O mai) 



Le n« Corps arrive, le 2() mai, à flainau, à I h. 



- 55 - 

(le rapros-inidi : Tennemi montre de lu cavalerie, 
environ 1500 hommes et G pièces de canon. 

Il faut peu de temps à la division Maison, qui est 
en avant, pour le pousser et le jeter sur la route de 
Leij^nulz ; cette division s'inslallc sm* les hauteurs de 
Michelsdori*, mais n'y reste pas longtemps tranquille- 

En cflet, le 151c, place en avant de Michelsdorf, 
est attaque vivement par 3 bataillons, 20 à 30 bouches 
à feu et 3000 cavaliers : le régiment soutient bien 
latlaque et va encore une fois repousser l'ennemi, 
lorsque 200 cavaliers amis, qui sont sur notre droite, 
viennent gêner notre feu en se retirant précipitam- 
ment sur nous. Dès. lors la mitraille tombe en abon- 
dance sur le 'i51e; mais, grâce au secours que lui porte 
vigoureusement le 153% notre Régiment ne quitte pas 
ses positions ; bien plus, après avoir subi des pertes 
considérables, il se joint au régiment (jui l'avait si 
vaillannncnt seconrn et chasse rennemi du champ do 
bataille. 

Les Prussiens laissent beaucoup de monde sur le 
terrain : on remarque le Colonel Dolss et une dou- 
zaine d'Ofliciers des Gardes du Corps de Prusse, dont 
nous rapportons les décorations. 

Dans cette lutte acharnée, le 15lequi, avant Tal- 
faire, conq)tait 1000 honunes, avait perdu 700 hommes 
tués, blessés ou prisonniers : le Major Sellikr était 
blessé, le Capitaine de Grenadiers Machin fut atteint 
d'un éclat d'obus, :(le trois coups de sabre et d'un 
coup de lance, le "Capitaine PaunnoMMi!: d'une balle et 
de<leu\ coups de sabre, \o Capitaine liAKFKUNKS fut 



-- 50 - 

renvei*so par les chevaux qui lui passèrenl sur le corps 
et le meurtrirent, le sergent Kindt fut blessé de qua^ 
tre coups de sabre et d'un coup de lance. 

La caisse des bataillons de guerre avait été prise 
par l'ennemi . 

C'est à ce moment qu'avaient lieu les pourparlers 
pour l'armistice. 



Du i" Jnip au 17 Août 181 3. 

Le i5i' est eijôoyé en gari)isoi) à Glogau ; 

11 est réduit à 3 Bataillops de guerre 



-tf=^-y C^v3 '=»— 



Le Général Lauriston profite du moment de répit 
donné parles pourparlers de l'armistice pour réorga- 
niser son corps d'armée que les dernières marches de 
nuit ont beaucoup réduit, « lo soldat n'étant pas 
habitué à cos sortes do laliguos, bion cpio so battant 
comme un lion. » Le 15 !« n'a plus que 40U hommes ; 
le Général en Chef demande l'autorisation de n'en 
faire qu'un bataillon et d'envoyer les cadres des 
autres au dépôt. 

Le 1«' Juin, à () heures du matin, le Général 



- 57 - 

Lauuiston cnlro dans lîreslau ; il fail occuper les 
ponts (le rOder et les portes de la ville par la division 
Maison et nonune le Chef de bataillon de Maison- 
neuve du 151% Commandant de Place; ce dernier ne 
reste pas longtemps à IJreslau et rejoint bientôt son 
Corps. 

Le 4 Juin, Tarmistice est signe et, à partir de ce 
jour, les troupes du 5« Corps construisent des bara- 
quements dans le cercle de Goldberg : elles ont beau- 
coup à soulïrir des grandes chaleurs et d'une épidémie 
de ténesme et de gale. 

Le 12, le Général en Chef se plaint à nouveau du 
laible elTectif du 151«: « Il est un régiment, le 151c, 
qui a tant perdu par les événements de la guerre qu'il 
lui faudrait à lui seul un secours de plusieurs batail- 
lons, puisqu'il n'a que la valeur d'un faible bataillon. 
J'ai l'honneur de proposer do fondre le I^ régiment 
étranger dans le 151% cela donnerait au 151" un bon 
fonds d'Oriiciers et do sous-oflici(M\s, dont il a le plus 
grand besoin, et cela ne produirait pas grand dispa- 
ratre sous le rapport de la langue, puisque le 151© est 
composé de bataillon de Hambourg, de iJduNord etl 
do l?rugos, de manière (|u'on n'y parle qu'allemand ou 
llamand; ce changement causerait une grande satis- 
faction aux Officiers du 3c étranger, dont les deux 
tiers sont français. » 

La réduction du 151* à un bataillon, ainsi que 
l'incorporation du 3« étranger dans le régiment, n'eu- 
rent pas lieu; d'ailleurs, la réorgaîiisation du corps 
de troup(* éhnt néressaireuïent l'emise a «jnelcpies 



— 58 — 

jours plus lard, par siiilc do roniro ipii proscrivail au 
If)!» (rallor tenir garnison à (llo},^au; celle ville ayant 
clé débloquée un peu avant la signature de Tarmistice, 
on avait hâte d'en augmenter la force de résistance 
en y laissant noire régiment. 

Le '151« arrive à Glogau le 21 Juin et, le 23, le 
Colonel DAUunVjSons-inspocIcnr aux llovnes, employé 
dans la Place, sur Tinvilation (pill en a reçue du 
Général de Division Gouverneur, Baron de la 
Plane, le réduit à trois bataillons de guerre et incor- 
pore dans ses rangs tous les grenadiers, voltigeurs 
et fusiliers, au nombi'e de 700, des détachements 
des 9% 35c, 53% 84% 92« et 100« régiments d'in- 
fanterie de ligne français stationnés dans la place. 

Le Colonel Lkuron avait sons ses ordres le 
.Major Sellier et les Chefs de bataillon Debar, 
Savoye Jean et de Maisônneuvk, tous Officiers 
français (i). 

L'ellectif total du Régiment, dans l(î(piel était 
venu se fondre quelrpies temps auparavant rellectif 
(lîOO h.) du 5" bataillon, qui avait rejoint les bataillons 
de guerre, était de 2919, dont 62 OKiciers et 4205 
hommes senlomont présents. 

Parmi les absents, il y avait 1151 honunes aux 



(i) D'après la prescription que Votre Altesse me fait que les Chefs da i^i* 
« doivent être Français, j'ai l'honneur d'observer à Votre Altesse que monsieur le 
« Colonel l.liBRON ai orignaire français, mais qu'il a servi depuis son enfance en 
« Hollande et qu'ensuite il est passé au service de la France avec le grade de major. 
« Quoique je ne le connaisse que depuis peu de jours, je le trouve très capable de 
« commander le Kégiment, parlant parfaitemcns bien le français et l'allemand. Le 
« Major et les trois Chefs de bataillon sont français. » (Général LAPLANEau Prince. 
Major Général des Armées'. 



— 59 — 

liùpiLanx, 55 dùLachés, 7;{ prisonniers et ,T>i égarés- 

Le 15io resta dans Glogau ; il fut occupé, pen- 
dant toute la durée de larmistice, aux travaux de 
préparation de la défense ; il n'y eut qu'une seule 
alerte, le 4 juillet, parce que Tennemi avait établi des 
postes autour de la place, sur la rive droite de TOdcr, 
mais il n'y (Mit pas de combat, car Tadversairc se 
retira devant les premières injonctions que lui en lit 
adresser le Général La Plane. 

Les moments de loisirs étaient occupés par le tir 
à la cible (I), conformément aux ordres de rKm- 
pereur. 



(i) « Donnez l'ordre que l'on tire à U cible et auc chaque Maréchal établisse un 
prix par Compagnie on par Bataillon pour celui qui tirera le mieux. Le but est non 
«cnlement d'exercer la troupe, mais aussi de mettre un peu de gaîté et d'intérêt dans 
tes camps. FnTin, il est convenable qu'on y établisse toute espèce de jeu «t tout ce 
qui peut donner i\c l'émulation. Comme ma fête tombe k peu près h l'époque de la 
tupture do l'arntisticc. prnposrr-moi une mesure pour que l'arniéc la célèbre le di> 
manche précédent, qui est le 8 Août. Les préparatifs que l'on fera dans tous les 
camps amuseront d'autant les soldats 

Chaque Compagnie tirera une fois à la cible et 1< s 9 meilleurs tireurs auront 
3 fiancs. 

Les 9 de chaque Compagnie se réuniront par Bataillon et, parmi eux, les 9 meil- 
leurs tireurs auront cha'run 6 francs. 

Les 9 de chaque Bataillon se réuniront par divisions et parmi eux les 9 meilleurs 
tireurs auront chacun ta francs. 

Les 9 de chaque division se réuniront par Corps d'armée «t les 9 meilleurs 
tireurs auront chacun ao francs. 

Les Maréchaux prcsci iront tout ce qui seia nécessaire pour faire de ces exercices 
autant de petites fûtes. La musique accompagnera ceux qui auront remporté les 
prix. Mon but étant : i* d'apprendre ftux troupes h tirer; i* d'égayer les camps, vous 
recommanderez qu'on fasse tout ce au'on pourra pour obtenir ces deux résultats. » 
(Correspondance militaire de Napoléon I", Dresde, 7) Juillet 1813). 



t SerOices de 

t Monsieur LEBRON, Laurent-Marie 

31 fîOLONEL DU 151* ^^ÉCIMENT D»|NFANTERiE 

t DE i.IGNE 

«K Par Décret de Sa Majesté en date du 4 Juin iSiS, 

% SERVICES 

<K _________ 

^ 

jj Né à Cadix (Espagne), le 11 Novembre 1767 

^ Entré au service comme Sous-Lieulenanl au Corps 

4j (ie MailleboicJel5Avril 1785 

% Lieulenanl au régimenl d'inTanierie Grennier Val- 

2< Ion, le !•' Juillet 1788 

^ Capitaine au \^^ bataillon, 6*^ 1/2 brigade de la 

^ Hollande, le 8 Juillet 1795 

% Capitaine au Régimenl des grenadiers de la Garde 

4j royale de Hollande, le 11 Juillet 1805 

% Chef' de bataillon au 3<>Hégiment d'infanterie de 

4j ligne de la Hollande, le 11 Mars > 1807 

2 Major au 2<» Régiment d'infanterie de ligne de la 

^ Hollande, le !25 Août 1809 

% Major au I^S*" Régimenl (Pmfunlerie de ligne le 

2j 1«^ Octobre 1810 

^ Colonel d*un Régiment provisoire, par décret du 

^ 21 Février 18l;i 

% Colonel au 151° Régiment d'infanterie dr) ligne le 

^ 4 Juin 1818 

-et 

9t 



■ ^ 

CAMPAGNES ET BLESSURES ^ 



t 

)*' 

A fail les cam|)agiies de Flandre el BrabaiU, en 1793, (î 

1794, 1795 ^ 

Embarqué à la rade du Texel, en 1797 

Celle de la Nord-flollande, en 1799 

Celles d'Allemagne, en 1800, 1807, 1808 ^ 

Campé au Helder, en 1809 )^ 

D'après le cerlillcal du brii^adier Faussant de Vcdelin, ^ 

alors Chef du 1er balaillon 6e 1/^ brigade, qui déclare que )»> 

le Capitaine Lebron, avec sa Compagnie, sur le Koedyk, a ^ 

couvert la retraite du bataillon par un feu perpétuel ef bien ^ 

compliqué qui a empêché que Pennemi n\nt entamé le ba- ^ 

taillon et a failque ledit bataillon est rentré dans ses reIran- ^ 

clieraenls contre Tarmée anglo-russe (sic). ^ 

Par certificat du Major houkoist, le soussigné a montré )9d 

beaucoup de courage à l'attaque de la batterie par les An- ^ 

glais sous le nom de Noord-Ratterye à Westcappellen, dans % 

rîle de Walcheren, par des barcasses de guerre armées de ^ 

Tescadre sous les ordres de Sir Siduyomit et les dites bar- ^ 

cassas ont été forcées de se retirer (sic). ^ 

A fait la campage de la Grande-Armée, en 1813 ^ 

Au blocus et siège de Glogau, en 1814 ^ 

Blessé d'un coupde feu au bras droit, le 25 septembre 1813 % 

dans une sortie <iuc lit la Garnison de Glogau. ^ 

t 



Siège de Glogau. 

(i7 Août i813 au il Avril iSiA). 



>♦ • 



A peine la place de Glogau avait-elle été en corn- 
nfiunication avec TArmée qu'elle était devenue son en- 
trepcH général, Tatelier principal de toutes les cons- 
tructions ; on y confectionna des munitions de guerre, 
on y construisit deux équipages de pouls de bateaux et 
deux autres de pontons ; on y établit vingt grands 
fours ; on y fabriqua 600.000 rations de biscuits et 
on y amassa des grains, des bestiaux, du fourrage et 
dus bois, si bien que Ton eut bicnK^t un approvision- 
nement le. pain et de légumes pour 10 mois, do la 
viande pour 4 mois 1/2, des liquides poiu* W mois i/2, 
du foin pour 4 mois, de Tavoine pour 10 mois, du 
bois pour 3 mois 1/2, des médicaments pour 6 mois. 

Glogau était ainsi en état de repousser vigoureu- 
sement toute espèce d'attaque et pouvait par une pré- 
voyante économie do vivres attendi'o longtenips les 
suites des grands coups qui allaient se porter au 
dehors. 

Lei5:/e formait Tàme de la garnison : il fut mêlé 
dans sa vie et dans ses faits d'armes d'une façon si 
intime av(H*. les divers éléments qui la ctnnposaicînl 



25G5 hommes. 


1(598 


id. 


-H (58 


id. 


m) 


id. 


-144 


id. 


1304 


id. 


401 


id. 


'MX 


id. 


54 


id. 


337 


id. 



- oa — 

(|uo son histoire se conlbnd, îi partir de cette époque, 
avec celle du 2® siège de Glogau. 

Les troupes de lu ville étaient : 

Infanterie, 15h 

id. divers dépcMs 

id. l**»* régiment de croates 

id. 2'^ régiment de croates 

id. 1 Compagnie espagnole 

id, 1 régiment francfortois 
Artillei'io, 

Ci r • 
icnio. 

Jeune Garde, 

Administration, 

Au tolal, 8501 hommes, sur lesquels 1500 hom- 
mes étaient aux hôpitaiix. 

Les Ibrces dos assiégeants étaient beaucoup plus 
considérables ; elles comprenaient 13 bataillons et 4 
escadrons pi'ussiens ; 31 bataillons russes et plusieurs 
régiments de cosaques. Elles étaient commandées 
par M. le lUnoN de Rosen, Lieutenant Général, au 
service de TEmpereur de toutes les Russies, com- 
mandanl le blocus de la rive droite de TOder, et M. 
le Rauon hE Rlumenstein, Colonel au'service du Roi 
de Prusse, commandant le blocus de la rive gauche 
de rOder. 

L'Empereur attachait la plus grande importance 
à la place de Glogau et c'est ce qui explique pourquoi 
le Généi'al Lapi^ane poussa la résistance jusqu'aux 
dernières limiles. 



- 04 - 

Los liosliliU'îs recommencùronl le 17 aoùl; jus- 
qu'à celle (laie, il n'y a h sif^naler dans riiisloiro du 
siège de Glogau, que quelques reconnaissances pous- 
sées par des parlis de cosaques, qui ne s'approchent 
de la place qu'à de Irôs grandes distances. 

Le 151« occupe le corps de place et c'est, sous 
les nHU*s do Glogau, que so passent les preuiiorcs 
hostilités à la reprise de la guerre.* 

Sortie du 2 Septerpbre 181 3 



Le 2 septembre^ à 10 heures du niatin, 2 régi- 
ments de houlans, forts de 000 hommes cliacun, dé- 
bouchent tout à coup de la gorge des hauteurs de 
Gurkau et enlèvent un des parcs de bestiaux, environ 
400 bœufs, que le Général Laplane envoyait tous les 
matins en pàlurage, sous la protection du canon de la 
Place. l/Oflîcier croate, qui est chargé de la garde de 
ce parc, avec des forces suffisantes (100 hommes) 
pour lo défendre en attendant lo secours do la garni- 
son, se laisse surprendre par ces houlans, est fait pri- 
.sonnicr, alors (jiio Ions les honnnes do son dolacho- 
ment sont tues ou pris sans tirer un coup de fusil. On 
fait de suite courir après les ravisseurs ; mais, sans 
cavaliers il est impossible de les atteindre, car ils 
ont une avance considérable. 

Pour compenser la porte des bestiaux <|ue l'on a 



— 65 — 

subie, Tordre est donné aux chefs de colonne de ra- 
masser à leur retour tous les bestiaux qu'ils trouve- 
ront dans les villages sur leur passage ; ce qui est 
parliiitennent exécuté, car ils rannènent dans la Place, 
le soir, 2(X) bœufs et 50() nnoutons, ce qui équivaut 
presque à ce qui nous avait été pris. 



Sorties des 3 et 5 Septembre i8i3 



La garnison désirait se venger. Aussi le Général 
Laplane fait faire une sortie avec 2000 hommes, le 
8 septembre, sur la rive droite de TOder. 

« La première colonne, commandée par M. le 
Colonel LKimoN, du 151*^, avait ordre de se porter sur 
Scliopitz, la deuxième, sous les ordres du Major 
CosTE, commandant le !«' bataillon de croates, devait 
se diriger sur Lerchemberg, la troisième, commandée 
par M. de Maisonneuve, chef de bataillon du 151e, 
prit sa direction sur Rabsen; ces 3 colonnes sortirent 
de la place, a 2 heures du malin, et arrivèrent à peu 
près en nïême temps sur les trois points désignés. Le 
Chef de bataillon de Maisonneuve trouve le plus de 
résistance : une centaine de cosaques furent surpris 
dans les maisons où ils se défendirent vivement ; la 
plupart furent tués, ainsi que l'Officier qui les com- 
mandail, et le reslo fut pris. 



~ 66 — 

€ Pendant ce temps, on était parvenu à rassem- 
bler un troupeau de .KX) bœuls ou vaches et 70() mou- 
tons. Mais rOder ayant crû tout-à-coup par la fonte 
des neiges, la digue se rompit en plusieui^s endroits 
et inonda dans un moment plus d'une lieue de pays 
autour de la Place, ce (|ui nous empêcha d'y Jaire 
entrer cette précieuse ressource, le troupeau ayant 
été surpris par les eaux ainsi que l'escorte qui le 
conduisait. 

« La lunette, qui défendait la tète du pont de 
Zerban, fut en grande partie emportée par le courant 
<|n'avail formé en cvA. endroit la rupture de la digue, 
malgré toutes les précautions cpron avait |)rises. 

a II a fallu de suite, malgré la dilïérence de 
moyens, s'occuper de la rétablir pour remplir les 
intentions de l'Empereur. 

« Le Général Laplank fut obligé d'envoyer plu- 
sieurs bateaux pour faire rentrer les troupes, qui se 
trouvaient sur la digue de Rabsen, et on offre, pour 
la première fois, aux habitants surpris, le spectacle 
de bateaux chargés entrants à pleines rames dans 
l'avancée de la demi-lune du Dhoin. L*0(ler était par- 
venu jusqu'à 14 pieds au-dessus de zéro et Ton s'ac- 
cordait à dire que Ton n'avait jauiais vu pareil débor- 
dement. 

« L'ennemi a perdu environ cent hommes dans 
cette sortie ; nous avons eu 5 grenadiers et 3 
voltigeurs tués ; le tambour-major du 'I5'l« a 
reçu une balle à la cuisse. La troupe s'est très 
bien comportée ; je dois, dit le Général Laplanm*: 



07 -- 



(les éloges particuliers aux Officiers supérieuis qui 
ont dirigé les colonnes ; ils ont déployé autant d'au- 
dace que de sagesse. » 

Le 5 septembre, il y eut une forte reconnaissance 
sur Tlermsdoj'ft, avec 500 hommes et 2 pièces d'ar- 
tillerie ; la cavalerie prussienne se retira et les trou- 
pes rontrôrent dans la Place avec 80 bœufs et 200 

moutons. 

Jusqu'au 22 septembre, nos troupes ne font au- 
cune sortie ; elles sont d'ailleurs ravagées par les 
lièvres dynamiques et suffisent à grand peine aux 
divers travaux de la défense de la Place. 



Sorties des 22, 23 et 26 Septembre 181 3 



^tmx' 



Le 22 septembre, le Général Laplank s'étant 
aperçu que l'ennemi avait l'intention d'établir des pos- 
tes très près de la Place, sur la rive droite de TOder 
et désirant connaître ses forces, fit commander GOO 
hommes en sus du piquet ordinaire. Ces troupes sor- 
tirent de la Place, 11 2 heures de l'après-midi, divisées 
en 3 colonnes. Tune sous le commandement du Colo- 
nel Lkbron, se porta sur la route de Lerchemberg en 
suivant la digue, l'autre commandée par le Chef de 
bataillon de Maisonnkuvk, eut l'ordre d'aller s'empa- 
rer de la butte de sable occupée par l'enhCmi ; deux 
pièces irarlillerie étaient placées au centre soutenues 
|)ar la réKcrvt^ formant la troisième coIoiuîc. Le Colo- 



— (W -- 

nel Lkuujn pirviiit, tnil<j:i*i3 ro{)iui:ili*v3l6 de reiineini, 
il le cliîisser de ses positions qu'il conserva jusqirau 
soir, malgré toutes les tentatives que lit Tadvei'saire 
pour les reprendre. 

« M*étant aperçu, dit le Général Laplane, qu'un 
escadron de civalerie se disp33:iit à charger nos tirail- 
leurs afin de couper cou v qui se trouvaient trop 
avancés, je donnai Tortlre à M. le Chef d'Etat-Major 
Martin de se mettre à la tête de la compagnie espa- 
gnole pour arrêter cette cavalerie, ce qui fut exécuté 
en un clin d'œil ». Le capitaine Espana, commandant 
les espagnols, se trouvant enveloppé par la cavalerie, 
toute la compagnie, sans considérer le danger qu'il y 
avait à courir, n'a vu ({iio le salut de son Capitaine et 
est parvenu à dégager ce brave Officier. 

« M. le Chef de bataillon de Maisonneuve a con- 
servé jusqu'au soir la position de la butte, quoiqu'il 
fut attaqué par des forces doubles des siennes ; cette 
journée fait in(iniinonl d'honneur à tous les Officiers 
qui y étaient présents. y> 

L'\ perte de l'ennemi a et 3 considérable, l'artille- 
rie lui ayant fait beaucoup de mal ; nous n'avons eu 
de notre ciHé que 11 ho:n:n3s tués et 2") blessés. 

L«3 23, à 4 heures de l'après-midi, M. Sellier, 
Major au 15I«, fut chargé d'aller à la découverte avec 
le piquet pour vérifier la nouvelle de l'arrivée des 
troupes prussiennes destinées à faire le blocus de la 
rive gauche» Etant arrivé sur la route de Ranchwitz, 
il fut reçu par une fusillade assez vive ; mais il resta 
VAX pî)siti()ii jusifu'à ce (|u'il eut iv.onmi les lorces de 



- (59 — 

reniicini, qui avait à peu près iî.(X)U liouunos d'iulau- 
terie et quelques escadrons de cavaleiie ; dès ce mo- 
ment, la place a été entièrement cernée. 

Le 25 septembre, le Général Laplane voulant con- 
naître les véritables forces de Tennemi, ordoinia une 
sortie de 1500 honnncs avec 2 pièces de canon, sous le 
commandement de M. le Colonel Lebrun. Ce dernier 
reçut Tordre de seportersurles hauteur»* au-dessus de 
Lendenruch, ce qu'il exécuta avec rapidité. Il en 
chassa Tennemi, qui déploya environ 2500 hommes 
(rii^fanlcric et 1200 cavaliers, (n J'ai été on ne peut 
plus satisfait <le h\ conduite distinguée du Colonel 
Lebuon qui, malgré la blessure d'une balle qui lui 
traversait le bras, conserva son commandement jus- 
qu'à la lin », dit le Général Laplane. — L'ennemi a 
per(hi considérablement de monde par le feu de l'in- 
fanterie et surtout de rartillerie de la Place : notre 
perte fut de 7 hommes tués et 45 blessés. 

C'est à cette époque que le Général Laplane 
forma un escadron d'honneur avec uîie centaine de 
cavaliers sortis des hôpitaux de Glogau, qui contribua, 
dans la suite, à la défense de la Place. 

Destruction cln ôillage de GracUtz 

(0 orlohre 1813) 

Le Gouverneur veut, à l'approche de l'hiver, éco- 
nomiser le bois de chaulTage faisant partie de l'appro- 
visionnement de la Place et décide, en conséquence, 
la dpslrn(*linn du vil|ag(Mle Gradil/. 



- 70 -. 

« r«4)llo opôralioii dura pliisioiirs jours : lo Oorlo- 
bre, l*ennemi lit avancer du villa^^^o do HaI)son <|iiol- 
ques bataillons et plusieurs escadrons aux environs de 
Graditz dans l'intention de m'enipêcher de continuer 
les démolitions, dit le Général Laplank. Voulant être 
à même de secourir prompternent le peu de troupes 
que j'avais lait placer siu* les dilïérents points do co 
village, pour empocher l'ennenu de venir y mettre le 
feu, j'ordonnai au Général du génie de faire jeter sur 
le champ un pont de bateaux sur le Vieil-Oder pour 
faciliter le passage des troupes et le transport du bois. 

« L'ennemi voulut s'opposer à cette entreprise et 
lit avancer ses troupes de ce ccHé ; m'apercevant de 
son dessein, je lis de suite placer (juatre pièces d'ar- 
tillerie pour protéger les travaux du pont qui fut ter- 
miné en trois heures ; au moyen du renfort que 
j'envoyais nous parvîmmes à chasser l'ennemi du vil- 
lage malgré la vive résistance qu'il opposa et nous 
conservâmes nos positions. 

« L'ennemi eut 80 hommes tués el beaucoup de 
blessés. Notre pertes fut de 14 morts et 20 blessés. 
Je n'ai qu'à me louer des Officiers supérieurs et autres 
présents à cette aiïairo. 

« L'ennemi voidant arrêter mes sorties sur la 
rive gauche de l'Oder, s'occupa d'établir une ligne 
de circonvalations fortifiée par quatre redoutes qui 
furent prompternent construites sur les points élevés 
de Gurkau, de Ranschwitz, en avant de Broustan et 
sur la route do .Tochau. 



- 71 - 

« f.os Russes, à l exemple des Prussiens, établi- 
rent des batteries sur la butte de sable et sur celle de 
Schopitz ; ils firent des retranchements palissades : 
tous ces ouvrages étaient hors de portée de canon 
dos deux l'ivos ». 

LVi)i)on)i est chassé de ses retranchements 

(<'^ Novembre 1813). 



-o«>«- 



d Le 8 novembre, rennemi ayant achevé les ou- 
vrages ci-dessus, crut pouvoir m'intimider en ouvrant 
la tranchée dans la nuit du 7 au 8 sur quatre points, 
avec communication et cheminement en zigue-zague 
jusqu'à la première parallèle, qui est à 250 toises de 
la Place, la première partie sur le plateau de la Po- 
tence, la seconde en avant de Broustant, la troisième 
cn-deça et sur la hauteur à <lroite de Lindenruch et 
la ((uatrième en avant de Zerkan, traversant la route 
de Jîreslau, vis-à-vis du fort TEtoile. Ces tranchées, 
dont le travail était fait pour étonner par la rapidité 
de l'exécution, a dii exiger au moins 10.000 travail- 
leurs. Ayant reconnu ces ouvrages aussitôt qu'il lit 
jour, je pris des dispositions pour une sortie générale, 
cful eut lieu à I heure après-midi : elle fut composée 
de 4 colonnes ; la première, sous le commandement 
de M. Wilchnich, chef de bataillon, qui, avec le !«' 
croates et 2 pièces d'artillerie, reçut l'ordre d'attaquer 
la droite das ouvrages en débouchant le long de la 
rivière, la seconde colonne commandée par le chef 
de h:Uaillon de Maisonniouvk ((ui, avec le l"' bataillon 



- 72 -^ 

<lo son régimnnt, «levait se porter sur le centre du 
point d'attaque de droite; la troisième dirl}î6e]i>ar M, 
Onkelhauser, chef de bataillon de Francfort qui, avec 
le 1'»' bataillon de son réfjiment, eut Tordre d'enlever 
les ouvrages en avant de Lindenruch ; la quatrième 
colonne, composée de la garde impériale, de la com- 
pagnie espagnole, dos dépôts do *^ ou 4 cor|)s, com- 
mandée par M. le Cher de bataillon Goillot, devait 
observer l'ennemi du côté de Gurkau et de Nolwitz. 
Le 3« bataillon du '154c, sous les ordres de M. le Com- 
mandant Debar, avec 2 pièces d'artillerie, soutint le 
mouvement du W bataillon tle ce régiment ; le second 
bataillon des Francfortois se tint en réserve pour 
soutenir l'opération du premier sur Lindenruch avec 
2 pièces d'artillerie. 

« L'escadron d'honneur reçut l'ordre de se por- 
ter en avant des boyaux et d'envelopper tout ce quj 
pourrait s'y trouver. 

« Au signal que je (îs donner, les compagnies de 
voltigeurs se lancèrent à la course sur les ouvrages, 
les enlevèrent, passèrent au (il de l'épée tout ce qui 
voulut s'y défendre ; le reste prit la fuite et fut vive- 
ment poursuivi. La destruction des ouvrages se fit 
sous le feu de plusieurs pièces d'artillerie et obusiers. 

« [^ennemi ayant fait avancer plusieurs colonnes 
d'infanterie et plusieurs escadrons sur Broustan, j'or- 
donnai au ie' bataillon du 151® régiment de se porter 
en avant sur ce village ; M. Sellier, Major au même 
régiment, fut chargé de présider à ce même mouve- 
ment. Voyant (|ue la cavalerie ennemie se disposait à 



73 



le cliîii*jj;oi*, ce brave Officier suporieur, (jiie caraclorise 
le plus grand sang-froid, ordonna de former le carré, 
ce qui se lit avec beaucoup d'ordre. Deux escadrons 
osèrent charger ce bataillon à deux reprises différen- 
tes sans pouvoir Tébranler et furent repoussés avec 
une perte ollVoyable ; le II" bataillon du niénie régi- 
ment appuya le carré et ses pièces foudroyèrent Ten- 
nemi, qui se retira dans le plus grand désordre. Je 
dois le succès de cette journée à M. le Major Sellier, 
et MM. les Chefs de bataillon de Malsonneuve et 
Demau, (|ui ont donné à leur troupe rexemple d*ini 
courage impertiubablo. 

« J*ai été on ne peut plus satisfait de toutes les 
armes. 

« Au bout de 4 heures d'un travail pénible et d'un 
combat opiniâtre, étant parvenu à combler les boyaux 
et retranchements de l'ennemi, je donnai l'ordre aux 
troupes de rentrer, ce qui se (it dans le plus grand 
ordre. 

d J'évalue la perte de l'ennemi dans cette journée 
à près de l. 000 hommes ; on lui a démonté plusieurs 
pièces d'artillerie. 

« Cette belle affaire coûte seulement a la garni- 
son 1 Capitaine, l Lieutenant et l Adjudant sous-ofli- 
cier ; nous avons eu 11 Officiers blessés, 10 hommes 
tués et 150 blessés des différents régiments. 

« Le résultat est d'autant plus important qu'il a 
jeté la terreur parmi l'ennemi et détruit les folles 
espérances des habitants qui, en voyant la proximité 
dr ses ouvrages, W croyaient déjà dans la place ». 



Destnictiop des ouOrages de Tenneml 

(iO Novembre 1813) 



€ Je laissai reposer ia garnison le 9. Le 10, à 7 
heures du matin, j'ordonnai une Tiouvelle sortie de la 
place pour aller détruire les ouvrages du pont d'atta- 
que de gauche, qui se trouve en face du fort TEtoile, 

« iîOO hommes du 151% commandés par M. le 
Chef de Bataillon Savoyic, devaient déboucher par 
les plis de terrain on avant du fort rRtoilo et déborder 
le» retranchements faits par l'ennemi qu'ilsdevaient en 
chasser. Le 3« bataillon du 151c, commandé par M. 
le Chef de Bataillon Debar reçut l'ordre de se tenir 
en réserve derrière les bas-fonds en avant du fort 
l'Etoile ; Tartillerie du fort TKtoile devait tirer sur la 
redoute de Noswitz. 

« Ces dispositions étant faites, j'ordonnai de com- 
mencer le mouvement qui se fit avec audace et célé- 
rité. Dans nn instant l'ennemi fut chassé de ses 
boyaux et nos travailleurs se mirent de suite à l'œuvre 
ot travaillèrent avec tant do diligence ([u'on 2 heures 
les ouvrages furent aplanis. 

« M. le Chef de Bataillon Savoye, du 151'» régi- 
ment, militaire achevé, a montré un3 audace sans 
égale en délogeant l'ennemi de ses positions, près de 
la rivière ot en le forçant de rentrer dans Noswitz. 



^ 75 > 



« Les travaux olant achevés, je conçus le dessein, 
(lit le Général Laplane, rrattirer Tennenii sous le feu 
delà place et des bataillons de réserve, qui étaient si 
bien masqués que Tennemi ne pouvait les apercevoir;, 
il donna parfaitoincnt dans le piôf^e. J'ordoiniai à M. 
le Chef d'Ktat-Major Mautin, de faire disparaître les 
niasses et Je n'opposer que des tirailleurs à Tennemi, 
ce (jui fut si bien exécuté que les Prussiens, croyant 
nous avoir forcés, se précipitèrent en grand nom- 
bre sur les boyaux (jue nous venions (Vabandonner. 
Aussitôt, le IJ" bataillon du 15le, commandé par M. 
Dkuau et dirigé par M. le Major Selufou, s*élança en 
battant la charge sur les imprudents, qui furent 
en un instant taillés en pièces par nos soldats : 
plus de 'WO furent tués à coups de baïonnette, 80 
furent faits prisonniers et conduits dans la place, un 
grand nonibi'o se noyèrent en cherchant leur salut 
dans la fuite le long de la rivière ; plusieurs ofliciers 
lurent victimes de leur imprudence et restèrent sur 
le champ de bataille. 

d C'est au coup d'œil militaire de M. le Major 
Sellier et à Tintrépidité de M. le Chef de bataillon 
Debah, oflicier d'un mérite rare, ((ue Ton doit le suc- 
cès de ce beau mouvement. 

• M: le Capitaine Flammand, commamlant les 
grenadiers de ce bataillon, s'est particulièrement 
distingué et s'est pris corps à corps rvec un Officier 
prussien (ju'il a terrassé; son lieutenant, M. Teucinet, 
s'est dislingué. 






<K 



t SerOices de % 

I Monsieur DEBAR, Adrien, Aimé, Fleury i 
I fîHEFDEBATAiLLON AU 151** Régiment D'Infanterie % 

DE tiIGNE H»' 



4i 

•e( 

•4K 









I SERVICES )•> 

Né à Thiers (Seine), le 13 décembre 1783 Z 

"Jj Entré nu service en quulilé de volontaire, le 25 ^ 

[^ nivôse, An XIII )»' 

4j Cuporal, le 1er floréal An Xlll % 

% Servent, le 1er i'iimaire An XIV )»> 

j< Sous-Lieutenant, le 27 février 1807 t 

^ Lieutenant, le 7 juillet 1808 ^ 

^ Capitaine au G6e KégimenI (le ligne, le 2 mar:^ 1811 ^ 

% Capitaine aide-de-camp du Général de Division ^ 

^ Fevey, ociobie 1811 ^ 

^ Chef dé bataillon au 151 Kègimenl d'infanterie )^ 

<{ de ligne, le 8 février 1813 t 

I CAMPAGNES ET BLESSURES t 

<< t 

^ A fait la campagne de 1800 ^ 

I Celle de Pologne, en 1807 S 

<i Celles d'Espagne et de Portugal, en 1808, 1809, 1810 g^ 

% 1811,1812 t 

^ A la Grande Armée, en 1813 ^ 

cS A fait le blocus de Glogau, en 1813, 1814 ^ 

^ ni<*ssé d'une balle à tiivers la poitrine, le 27 sep- 

^ lembre 1810 à la bataille de Bussaco, en Portugal % 

^ Blessé d'un coup de feu à Tépaule gauche, le 22 juillet 1812 ^ 

^ à la balaille de S.ilamanque, en Espagne. % 

"^i Blessé d'une balle à travers le ventre, le 21 Mai 1813 ^ 

^ à la balle de Bauizen. ^^ 

41 I 



t 



- 77 — 

« La compagïïie espagnole déploya aussi dans ce 
combat une très grande bravoure ; le Capitaine 
GuERNU et le Sous-Lieutenant Fleury, du 151% furent 
blessés ; ils se sont particulièrement distingués. 

« A 10 lieures, je donnai l'onlro aux troupes de 
rentrer. 

tt \\\\ rotraito s'est faite avec un ordre admirable: 
La garnison, lière.de son expédition, revint en triom- 
phe avec ses prisonniers aux cris répétés de : Vive 
riunpercur! La consternation se peignait sur le visage 
des habitants. 

(i La garnison, enivrée de ses succès du matin, 
semblait désirer de se mesurer de nouveau avec Ten- 
nemi; je profitai de son élan pour achever de détruire 
les ouvrages du centre, en avant et sur les hauteurs 
de Lindenruch. Après avoir donné le temps à la 
troupe de s(» reposer et de se rafraîchir, j'ordonnai 
pour 1 heure la sortie à la([uelle l'ennemi était loin 
de s'attendre. 

a Le Régiment de Francfort, qui n'avait point 
participé à ralîaire du matin, était destiné à attaquer 
le premier. Le l'^' bataillon se porta sur Lindenruch 
et en chassa ronncmi ; le second avait ordre de sou- 
tenir '2 pièces d'artillerie qui devaient battre la route 
de Rauchwitz, où l'ennemi se retira après avoir quitté 
ses boya\ix ; ces pièces lui firent beaucoup de mal. 

« Pendant ce mouvement, je fis filer par les plis 
de terrain qui mènent à Lindenruch, un bataillon du 
du I5h connnandé par M. de Maisonnruve, qui dé- 



- -78- 

boiichu cil avanl do. cette position pour déloffcr l'emic- 
mi des boyaux qu*il avait laits ; ce bataillon s'est liiit 
surtout remarquer, par sa belle contenance devant les 
masses de Tennemi appuyées à leur redoute. 
M. de Maisonnruvk a montré dans cette alTaire, com- 
me dans toutes les autres, autant d'intrépidité que de 
calme ; il réunit à ces qualités une expérience do 
vinfjt années d'Officier. 

Le 3« bataillon du 151« commandé par M. le Chef 
de bataillon Dkbar, fut placé en échelons à la gauche 
delà première tranchée pour soutenir le mouvement 
du '!•' bataillon. 

« M. le Major Seluer dirigeait Tattaquo ; il s'en 
est accjuitto avec sa bravoure et sa sagesse ordinaires, 
avec beaucoup d'habileté et de sang-froid. 

« Les travailleurs détruisirent les ouvrages de 
l'ennemi avec la plus grande célérité, quoique sous 
un feu des plus vifs d'artillerie et de mousqueterie. 

• Durant celle opération, l'ennomi s'empressa de 
réunir ses forces cl vint avec plusieurs colonnes d'in- 
fanterie et de cavalerie et une nombreuse artillerie, 
pour nous chasser de nos positions ;. mais nos troupes 
l'attendirent avec calme, se délendirenl si bien que 
rien ne put les ébranler et nous faire abandonner un 
pouce de lorrain : l'ennemi essaya do nous tourner 
sur notre flanc gauche en avant de sa redoute ; il ne 
lut pas plus heureux : une charge de cavalerie, dirigée 
par M. le Comte Heukel sur la gauche du boyau que 
nous étions occupés à détruire, fut repoussoe avec 
une porto considorahlo par lo l««' balailloii du 151'. 



71) 



M. le Goiiilo Heukicl fut victime de son iuiprii- 
dence et fut tué par les voltigeurs du même bataillon. 
M. Bkuthaud, leur Lieutenant, fut lui-mome blessé 
par le comte Heukel, lorsqu'il le sommait, de se ren- 
dre ; cet Officier est d'une bravoure i\ toute épreuve. 

« Le sergent-major FOi\GTEA.u ; Seluer et Gay, 
sergents et Molle, grenadier, se sont faits remarquer 
par leur intrépidité ; les braves voltigeurs Rose et 
Bénitier, du 151% se sont aussi distingués. 

« Cette aflaire prosentait plutôt le spectacle d'une 
bataille que d'un combat, Tennomi ayant employé 
tous ses moyens et toute son artillerie. Cette journée 
a achevé de détruire le moral de ses troupes, qui, 
lassées d'entreprendre sans succès, sont demeurées 
dans l'inaction et nous ont laissés faire notre retraite 
dans le plus grand ordre. F^os travîuix achevés, la 
garnison est eritrée glorieuse et victorieuse dans la 
place. Cette journée nous coûte 60 morts et 300 bles- 
sés, dont 14 Officiers. L'ennemi a dii perdre, d'après 
les rapports que j'ai recueillis de ses prisonniers, plus 
de 1200 hommes, dont un grand nombre d'Otficiers 
supérieurs et autres. 

(( Je dois témoigner ma vivo siitisfaction aux 
braves Olliciors du //)/«.»> 

Les troapds étrangères sont chassées de la Place 



Des ordres du jour de M. lo Général Gouverneur 
«^xprimiMit sa satisfarliLii du courage que les troupes 



- 8() - 

ont montré, exaltent Tesprit de la {faniison, et Ten- 
nemi, qui voit son attitude menaçante, renonce au 
projet de poursuivre un siège, qui lui devien Irait si 
meurtriei\ Aussi, à partir de cette époque, il n'osa 
.plus faire aucune tentative de vive force : il lui en 
avait coûté trop ciior ; mais, confiant dans ses moyens 
de séduction et de découragement, il jette des 
gazettes fabriquées et il apprend aux assiégés qu'après 
Taftaire de Hainau, où les Français ont perdu 15.000 
hommes, et celle de Hochst, qui leur en coûte 12.000, 
les alliés ont passé le Rhin sur tous les points, que 
Strasbourg et Mayence sont bloqués, que la Suisse et 
le Wurtemberg se sont joints aux Allemands, que le 
Piémont s'est prononcé pour le roi de Sardaigne, que 
le Maréchal Saint-Cyr a mis bas les armes à Dresde, 

Les rapports des prisonniers répètent tout ce que 
disent les gpzettes, qu'il y a environ 10.000 Prussiens 
et 3,000 Russes autour de la Place, que chaque redou- 
te est armée de trois pièces, etc, 

Dès lors, les Croates se mutinent, s'appuyant 
sur ce que le Général Laplank avait fait distribuer 
du cheval on remplacement do viande fraîche, (jui 
commençait à manquer dans la place (il Wew restait 
plus que pour les hôpitaux jusqu'au 15 mars) ; ils 
montrent pour cet aliment une répugnance invincible, 
alors que les autres troupes de la garnison le man- 
geaint sans aucun dégoût. 

li'indiscipliiio allait croissante et le riouverneur, 
pour apaisnr Icîs esprits, cr(»it d(îVoir consentir à 



- 81 ^ 

envoyer des officiers fraiicfortois à Prahcfort et des 
officiers croates à Vienne. 

Le 20 janvier 1814, M. de Blumenstein somme 
le Gouverneur de Glogau de rendre la Place, et le 22, 
il envoie par dos raquettes des proclamations à la 
^Mrnison et une lettre a son Commandant. 

Cela encourage les rebelles, auxquels s'étaient 
joints les Francfortois et les Saxons qui, le 23 janvier, 
refusent tout service et ne veulent plus user de leurs 
arine« contre les assiégeants. 

Dés lors, il n'y a plus de doute, lès troupes étran- 
î^éres sont vendues à rennemi et leur objectif est do 
lui livrer la place. 

« Jamais situation fut plus critique que la nôtre, 
dit le Général Nempdk, commmdant supérieur du 
Génie, dans son journal de siège ; un froid excessif 
gélo dans rintervalle do la nuit nos coupures sur six 
pouces d'épaisseur, malgré le soin qu'on a d'yfaire 
circuler des barques *; J20Q hommes aux hôpitaux, 
1240 niorts depuis le mois d'août, dont les 4|5 fran- 
çnis, réduisent les troupes à moins de 2000 hommes 
et les rebelles étaient 2500. L'ennemi, qui a fait à 
r<^xléri(MU' dos préparatifs, nous nuuiace d'un assaut: 
ks habitants, (uio le désir de nous voir bientôt fmir 
leurs malheurs, animent, excitent les mécontents, les 
font boire et les poussent à la révolte, à la violence. 

« Jl n'y avait que deux partis à prendre: détruire 
la ville, les habitants, les rebelles et nous, en met- 
tant le l'en anx poudres ou chasser les mutins pour 
conserver la Place, si l'on se croyait assez fort. 



- 82 - 

« Celle Circonslance pénible développe réneryie 
(le chacun : lonl ce qui esl françnis se prononce 
franchement; Tadministralion se place dans les rangs, 
les maladesaux hôpitaux prennent les armes et l'opinion 
générale esl qu'il faut se débarrasser de tout ce qui 
ne peut pas rester et se délendre jusqu'à la dernière 
extrémité, en se resserrant dans le corps de la place 
si reimemi attaquait vivement. Quatre Officiers espa- 
gnols, MM.EsPANA, Perer, Medfna etPoYO, que leui^s 
soldats abandonnent, viennent jurer à M. le Gouver- 
neur de rester fidèles à Sa Majesté l'Empereur Napo- 
léon et demandent à être encadrés dans le ISle». • 

Alors on signifie aux Croates, aux Franforlois et 
aux Saxons de partir de suite de la Place : ils s'y 
refusent, veulent être piAyé.s et prétendent ne vouloir 
sortir que d'après les ordres de M. de Blumenstein, 
à qui ils demandent s'il n'est pas plus avantîigeux 
pour ses projets qu'ils restent au lieu de s'en aller ; 
les habitants sont en grand mouvement: tout le monde 
se tient retranché dans ses quartiers et Glogau est 
sur le point de devenir le théâtre sanglant d'une 
catastrophe terrible. 

Une mesure imposante calme bientôt celte exas- 
pératio)!. Le Général du Génie fait porter d'une ma- 
nière bien visible quelques milliers de poudre dans 
les caves de la Maison de Ville et l'on fait dire par 
les soldats que, si (pielqu'un bouge, la place va sauter. 

Les deux bataillons de Francfortois et la Cie de 
Saxons, (|ui n'ont pas envie de mourir pour les 
JVns.si(*ns, s'en vont le 2i janvioj* par la porle de 



I SerDices de ^ 



<« 



^ 



I Monsieur SAVOYE, Jean t 

fîHEFDE BATAILLON AU ISl'I^EGIMENT D'InFANTERÏE % 



t OE iîilGNE 

'fi j'^' 

I SERVICES IJ 

'«i - >»^ 

.«( g^ 

'ti Né à Koinain (l)iôine), le 5 se|»loinl)ro 1771 '^; 

'I C:i|)oral au ^2« baiailloh de la hrôme, le h2 oclobro 1791 ||i 

<( SergeiU-Major au 5° balaillon des Bisses-Alpes, ?5' 

I le 8aoùi . 1793 ;^ 

« Sous-Lieiilenaiil, le 22 fruclidor An H ^ 

I Lieulenani, le 2! floréal A:i III ^ 
cK Capilaiiie, le IG fruclidor Au VI }^ 
'f^ Membre (le la Lé^'iou d Honneur, le 21 mars 1800 % 
•e^ Nommé (^lief (le b.iiaillon au 15l" Uégimenl de 1^; 

II ligne |) ir déciei de S. A. I. le Prince Vice-Uoi, ^ 
15 le 23 mars 1813 )^ 

I CAMPAGNES ET BLESSURES ^ 

^ )*^ 

"% A fail Ijs cam|)agnes de 1792 el des Ans il, 111 IV 






M Cl V en Ma ho. ^< 

4 Celles des Ans Vï, Vil, Vlll el IX en Kgvple, 2 

:S Celle de l'An XIV en* llalie, ^. 

•jj Celles do Tarmée do Naplos el en Calabro en 1800, 1807, |f 
^ 1809, 1810, 18(1 % 

*«< Celle de 1812, piriie à Parmée «i'observalion de ^ 

,{) rilaiie méridionale el parlie à la Grande-Armée )9^ 

;ej A la Grande-Armée, en 1813 ||; 

% Bleftsé an rianc droil, le 7 brumaire An XIV '^> 

'«'' à l'aiïairc «le Vérone, en llalie. g' 

'*^ g 



- 84 — 

nresliui ; les Croates eiix-mômes, tout mutilas qu'ils 
sont, promettent de sortir, si on veut leur donner 
quelque acompte, et les habitants que la peur gagne, 
viennent supplier M. le Gouverneur de faire enle- 
ver les poudres et consentent à donner aux Croates 
de l'argent, alin de les renvoyer le plus t(^t possible, 

Kniin le ti(), au matin, la place est purgoe de ses 
plus dangereux ennemis. 

Un ordre du jour plein de vigueur apprend ce 
résultat avantageux, dii à notre fermeté ; un second 
consigne chez eux les habitants pendant la nuit et les 
momeiils d'attacpie ; cnlin, pour remettre les forces 
épuisées de nos soldats, on augmente les rations et 
Oh donne des li<|uides tous les jours. 



Perte, reprise et destruotion de la redoute de Zerbau 



o-i^Dj5.:-o 



Après une semaine d'agitations, d'inquiétudes et 
de dangers, bien i)lus pénibles (|ue huit jours de batail- 
le, la garnison, réduite à 2500 hommes, avait besoin 
de repos : elle n'en demande pas •; elle sait que c'est 
par une surveillance continue que l'on peut éviter les 
surprises et qu'il faut redoubler d'activité et de zèle 
pour tenir les coupures des glaces en état : la moitié 
des hommes est de garde, l'autre moitié se rend 
chaque jour, 2 heures avant l'aurore, sur les remparts 



- 85 - 

et Ton il constaininent <Ics sapeurs sur les glaces et 
(les mineurs aux mines. 

M. (le Rlumknste[N, qui a vu avec peine ses alliés 
évacuer la place malgré sa défense, espérant proliter 
de notre premier moment de surprise et d'embarras, 
renouvelle, le 2S, sa sommation de se rendn? et il Tait 
tirer pendant la nuit sur la ville avec toute son artil- 
lerie. On éteint le feu, (jui prend dans quelques en- 
droits ; chacun sent redoubler ses foi'ces et son cou- 
rage ; on contiiuie les mines, on palissade, on ferme 
toutes les sorties excepté celle de Breslau et Ton 
détruit les ponts de la Porte de Prusse. 

Cependant les travaux vont très lentement avec 
un froid si rigoureux et, pour achever d'être bien en 
mesure, il nous faut encore quelques jours. En con- 
séquence, pour gagner du temps on ne rejette pas 
entiùromont U^s |)ropositions faites par renncmi, mais 
on insiste sur le retour libre de la garnison avec ses 
armiîs, |)oint essentiel que Ton sait ne pouvoir obtenir. 

MM. de RosKN et de Rlumenstein réunis répon- 
dent, le 29, (fuMls accordent jusqu'au soir pour se 
décider et qiVils sont prêts à donner l'assaut, si on 
ira(xepto pas. 

Le uïoment est pressant ; on se dispose à bien 
recevoir l'ennemi, s'il se présente et, pour avoir moins 
d ouvrages à défendre, on fait sauter la lunette et sa 
batterie, on bnile le pont du Vieil-Oder et on laisse 
des mineurs à la redoute de Zerbau pour mettre le feu 
aux mines (fui y sont préparées. La nuit se passe sur 
h», qui-vive; unis M. do Ui.umknstkin, ((ui a vu nos 



- 80 - 

prépîtratifs, trouve qu'il n*y a rien à gagner avec 
d'aussi bonnes troupes que les nôtres, se tient tran- 
quille et se contente, le lendemain, de se plaindre de 
la destruction des ouvrages et de nous menacer d'en 
faire supporter le dommage par les villes déjà occu-, 
pées en France, où les armées ennemies font des 
progrès rapide^»'. 

Le 9 février, M. de Blumenstein propose une 
suspension d'armes en attendant que Su Majesté le 
Roi de Prusse ait répondu sur les propositions que 
nous avons ftiites pour la reddition de la place. 

Si Ton avait cru, sur la conliunco d'ini annislico 
futur, pouvoir dormir trancpiille et dimiiuier les pos- 
tes, notre sort était décidé et la place enlevée. 

Mais nous avions appris h nous reposer le jour et 
à être en sentinelle la nuit. 

Aussi, lorsqu'à 2 heures du matin du 11 février, 
l'ennemi, couvert de sarraux blancs, qui se confon- 
daient avec la neige, et faisant un feu général avec 
toute son artillerie, vient'attaquer la redoute de Zer- 
bau et le Dhom et inquiète le fort l'Etoile et les glacis 
de la place, il est reçu par la mitraille ' et une vive 
fusillade. Cependant, le poste des 1(5 hommes qui oc- 
cupent la redoute de Zerbau, évacue cet ouvrage 
(ainsi qu'il en a reçu Tonlrc), après avoir mis deu.\ 
fois le feu aux mines ; les poudres, que l'humidité du 
dégel a gagnées, malgré les soins qu'on a pris de 
renouveler les saucissons et les amorces, ne s'enllam- 
ment pas et l'ennemi, qui s'aperçoit que la redoute 
est abandonnée, y entre en criant : llourrah ! 



'^ 87 - 

Il hiisso dans cet ouvrage »}l)l) homiues avec une 
pièce de canon, établit sur le parapet de la gor^^e des 
créneaux avec des gabions et des sacs à terre et dé- 
charge les mines, se contentant pour cette nuit de ce 
triomphe (|ui lui conte si peu. 

M. In (îonvonuMu*, voyant la rermcté de ses sol- 
dats, et regrettant de n'avoir pu détruire, suivant son 
projet, la redoute de Zerbau, conçoit le projet de la 
reprendre. 

Mais la nuit n'était point un moment favorable 
pour tenter de débusquer rennemi de sa position : on 
ne pouvait pas juger de ses forces et il eut été alors 
imprudent d'ouvrir les portes et de jeter des troupes 
en avant ; force fut donc d'attendre le jour malgré 
l'impatience du soldat. 

Vers les 7 heures du matin, le Général Laplank 
lit mitrailler la redoute avec 4 pièces d'artillerie et 2 
obusiers, ce qui lit bientôt cesser le feu de l'ennemi. 
La 3« compagnie de grenadiers, la U^ de voltigeurs et 
la 4^ du 3"^ bataillon du 15l« s'élancent sur la redoute 
e.t en chassent l'ennemi : celui-ci, étonné de tant d'au- 
dace, se précipite de la redoute dans les fossés, où un 
grand nombre furent tués. Le lïjh- fait i!) prisonniers, 
parmi lesquels 2 Ofliciers ; celui <jui commandait 
l'expédition a eu la tète emportée par un boulet ; 
une pièce de canon a été prise dans la redoute et a 
été conduite dans la place. 

Les mineurs et sapeurs ont suivi l'infanterie, qui 
volait a l'assaut de la redoute ; à peine celte dernière 
esl-olle évarnée qu'ils l'ebourent les mines, une heure 



l SerOices de jj; 

H Monsieur De MAISONNEUVE, Louis, Simonet 1 
t fiHEFDEBATAiLLON AU 151'' i^ÉGiMENT D'Infanterie I 

I DE ïLlCNE )•> 



1 SERVICES t 

'^ s. 

g M»' 

^ Né à Poiidichéry, le 23 octobre 1775 

^ Entré au service comme volontaire au régimail 

^, colohial (le Pondichéi'y, le h' janvier i787 ^ 

^ Caporal, le h' jjinvier 1789 ^ 

cK Sous-LieulenanI au rôgimenl servant dans l'Indo, ^ 

3J le 16 octobre 1792 »> 

c» Lieulenani Adjii lanl-Mijor, 1 5 -21 avril 1793 ^ 

^ Capitaine tu i8« régiment d'inranlerielé;^ôi'e, le i3avril.t807 H»> 

^K Capitaine-adjoint à TEtal-iMajor Général du Duc ^ 

% De KAGUSE, le 10 lévrier 1808 >► 

c«< Membre de la Légion (rilonneur, le 23 Septembre 1809 ^ 

^ Chef de bataillon par,décrel impérial du 18 octobre 1812 )i> 

^ Placé au commandement d'un bilaillon du 15hde ^ 

^ ligiïe, par ordre <ie S. A. I. le Vice-Uoi, le 5 M irs 1813 *> 

t ' ^ 

I CAMPAGNES ET BLESSURES £ 









H A fait le siège de Pondicbéry, en 1793 

4^ A été détenu 8 ans l|2dans lé> ponton^et prisonsd'Ànglf)teri*e ^ 

^ A fait la campagne de Batavie, en l'An Xllï >»> 

^ Celle d'Allemagne, en l'An XIV % 

^ Celles de Dalmalie et d'Albanie, en 1806. 1807, 1808 ^ 

2j Celle d'Allemagne, en 1809^ 

ctl Celle de Hussie, en 1812 t^' 

jj Celle de 1.1 Grande-Armée, en 1813 % 

4I Blessé d'un éclat d'obus dans l'épaule droite, au .tP 

*« combat de (^isiel-Novo, en Albanie, contre les |J 

H Hussesje 31 Octobre 1806» 

^ Blosséd'une balle vians la (é(e au combat de Gospitb, ' (^ 

ctl en Croatie, le 21 Mai 1809 »> 

!2 A reçu une forte contusion dans la poilrino à la (J 

% bataille de Wagram, le 6 Juillet 1809 )»> 



— 89 — 

après, lu rodouLo iTost plus qu'un monceau de ruines. 

« Je ne saurais trop, dit le Général La-PLA-NE, m?, 
louer de la conduite de M. le Capitaine Flawmand, 
commandant les grenadiers du 3° bataillon, de ses 
officiers, MM. Mkdina, Lieutenant et Vai.lot, Sous- 
Lieutenant. Je dois les mêmes éloges à M. le Capitaine 
GuKHiN, commandant la l"» compagnie de Voltigeurs 
et à ses olViciers, MM Uerthaud et Dksbordes ; c'est 
à leur bravoure que Ton doit le succès de cette glo- 
rieuse opération. M. le Lieutenant de voltigeurs Pion- 
MKUKS a domandé avec instance de monter à l'assaut 
avec ses camarades. 

(L [^'ennemi voulut faire une diversion du côté du 
fort l'Etoile, mais la bonne contenance des troupes et 
les bonnes dispositions qu'avait prises M. le Chef 
de bataillon Goillot, commandant le fort, ont bien- 
tôt forcé l'eniiemi à abandoime»; ses projets ; j'ai 
beaucoup à me louer de la bravoure et de Tactivité 
de cet ofllcier ; il mérite par ses longs services la 
croix de la Légion d'Honneur. 

« J'ai élé généralement satisfait de l'élan qu'a 
montré la garnison : tous étaient bien disposés h 
recevoir l'ennemi, s'il eut osé venir à l'escalade. 

» MM. LiauiON, Colonel, et Siclliku, Major du 
I5h-, ont montré le plus grand sang-froid au milieu du 
feu (le l'artillerie ennemie. M. le Major Seluku a 
fait plusieurs prisonniers ; j'ai été fort content de MM. 
le Chef de bataillon Bklmviot et Champagny, Capitaine. 

« Dans cette alTaire, qui fait honneur h la nation 
IVanniisc, nous avons appris à l'onnemi combien il 



— no - 

lui et) coiHcrails^il avail Taiidaco do lonlor un assanl ; 
aussi reste-t-il tranquill(3 pentlaut plusieurs jours ; 
mais, le 20 et 21, il tire sur la ville avec 4 obusiers 
et 8 pièces de 12. L'artillerie de la place fait taire la 
sienne et, pour lui prouver qu'on peut lui faire autant 
de mal qu'il veut nous en faire, on met avec des 
bombes le feu au villa^ïo do hrouslan, ipii est un do 
ses cantonnements. » 



Propositions de Teppeipi pour la reddition 

de la Place. 



« Le travail des glaces, qiii employa journelle- 
ment 300 hommes, lit entrer beaucoup de monde à 
l'hôpital et, malheureusement, l'hiver a élè des plus 
rigoureux jusqu\au 2B. Mais, ce qui (ut très funeste à 
la garnison, le scorbut vint achever de l'alTaiblir; il se 
propagea dans toutes les casernes ot dans les hopitau.v 
d'une manière elïrayante : les plus braves soldats 
commencèrent a s'èbraider et le peu d'étrangers qui 
nous restaient ne cherchaient que l'occasion d'aban- 
donner la place. 

« Le service a été I«î plus pénible depuis le départ 
des alliés; mais il fallait se défendre au milieu de deux 
ennemis puissants, surtout les Uusses, ((ui avaient 



- 1)1 - 

<los forces considorables sur la rive droile. Le soldat, 
obli{3^é de doubler la garde dans une saison aussi 
rigoureuse, tombait journellennent malade ; le plus 
robuste ne pouvait résister, malgré les distributions 
journalières d'eau-de-vie que le Général Laplane 
faisait faire à la garnison et toutes les mesures qu'il 
prenait pour améliorer son sort. 

« Dans cet état de choses, Tennemi, qui sentit 
notre position, nous offre, le ^22, de nous renvoyer en 
France ^ans armes et prisonniers de guerre pour un 
an ; il accompagne sa lettre de gazettes qui, comme 
à l 'ordinaire, jont remplies de nouvelles découra- 
geantes et annoncent que, le i*'»* février, les alliés ont 
gagné une bataille près de Brienne, dans laquelle ils 
ont pris 0,CCO hommes et 70 pièces de canons ; qu'ils 
sont à Fontainebleau, Soissons, Tournai, Grenoble, 
etc. ; (pio Paris est menacé ; que la France est en 
révolution et qu'il y a un parti pour les Bourbons. 

« Tout cela ne pouvait nous ébranler et, quoiqu'il 
fut possible ((ue le sort rie la guerra eiit obligé Sa 
Majesté TEmpereur à prendre des positions rétro- 
grades, nous étions pleins de confiance dans son génie 
et le dévouement que les Français lui portent. 

<( Nous rejetons les propositions, persuadés cpie 
Tennemi ((ue les mines épouvantent et que notre fer- 
meté étonne, nous accordera encore les mêmes condi- 
tions datis 1 mois ou 2. Cependant, les vivres frais 
diminuent ; on est obligé de donner une partie de 
viande salée aux hôpitaux ; le scorbut atteint nOg 
troupes d'unie nuniére de plus en plus rapide: le froid 



- 1)2 ~ 

se maintient à 20 et 21 degrés et la brisure des glaces 
est un travail des plus pénibles et des plus malsains. 

« Le 2 mars, les Russes qui, les jours précédéîits, 
s'étaiçnt montrés nos meilleurs amis et nous avaient 
laissé prendre du bois dans les ruines de la lunette, 
établissent une batterie dans la plaine et tirent sur le 
Dhom ; ils ont l)ient(H (fuelquos-unos do leurs pièces 
démontées et, convaincus de riiuililité de cette lé- 
ihonstration, ils se retirent et, excepté le 10 et le 13, 
où les Prussiens ont encore tiré sur la Place, il ne 
s'est plus fait d'acte d'hostilité jusqu'à la fin. 

a Toute la garnison, fatiguée d'un hiver aussi 
long et aussi rigoureux, manquant de bois quoiqu'elle 
ait démoli la moitié- de la ville pour se chauller, sou- 
pirait après le retour du beau temps et sa résignation 
faisait place à l'abandon ; il fallait remonter le moral 
et chasser Tennui. On passe souvent des' parades ; on 
fête l'anniversair^e de la naissance du Roi de Rome, 
on délivre dé Teau-de-vie et, pour donner à l'esprit 
un aliment, on organise une loge de francs-mai;ons 
dont la devise est : « Persévérance et Patrie >, dont 
la 'morale est l'Union, l'Honneur et le Dévouement et 
qui s'occupe de porter des secours aux braves, qui 
regrettent dans les hôpitaux de ne pouvoir partager 
les |)eines do leurs camarades. ^ 

d Enlin, le moment tant désiré de la débâcle se 
rapproche ; les neiges et les glaces, qui fondent de 
toute part, ont fait grossir les eaux et, quoiqu'il faille 
encore fatiguer pous amarrei* les bateaux et assurer 



— 93 — 

le poiil, chîicmi se prèle de boa cœur à ces Ira vaux, 
puisqu'ils sont Tannouce d'uu temps plus doux. 



Capitniatiol). 



« Pendant que le dégel fait notre consolation et 
double notre force, il désespère M. de Blumenstein, 
qui n*a plus de point faible à menacer d'assaut ; cet 
ennemi adroit et rusé, qui mord son frein d'être rete- 
nu sans succès depuis 7 mois devant la place, envoie 
le 21 Mars de nouvelles propositions au Gouverneur, 
au nom de Sa Majesté le Roi de Prusse et olïre encore 
de nous renvoyer en France, prisonniers de guerre. 

« Le Cfouverneur, qui connaît parfaitement l'état 
de la garnison, ([u'il a à peine 800 hommes pour faire 
le service, h qui les rapports des médecins ont appris 
que les deux tiers de la garnison sont atteints de scor- 
but, et que l'on n'a qu'un seul moyen d'arrêter cette 
cruelle maladie devenue contagieuse, lo Gouverneur 
répond que s'il est possible de s'entendre sur le 
point tant débattu d'accorder les armes, il enverra 
MM. Selueu et Mautin pour entamer les négocia- 
tions et, en m-^mc temps, pour que l'on soit bien 
certain que notre intention n'est pas de nous rendre 
de sitôt, il fait, le 27 (jour où l'Oder est dégagé de 
ses glaces), sortir de la Place 040 habitants (|ui n'ont 
plus di» vivres. 



» M. (le lliAJMKNSTKiN, craighuiil d'avoir ponlu le 
IVuit (le tant «riiilrigiies et c[iic le retom* de la belle 
saison, en nous rendant la santé, nous fasse tenir 
jusqu'îiu dernier morceau de biscuit, jette, pour la 
dernière tentative, par les moyens de l'usées, une 
proclamation aux soldats : il leur apprend toutes les 
oIVres (|u*il a TnileH, leur expose ((uo si on ne les accep- 
te pas, ils périront tous dans les hôpitaux et leur 
annonce de nouvelles victoires des alliés, et que le Ma- 
réchal SouLT,avec son armée, a pris la cocarde blanche. 

y> Les soldats n'ignoraient rien des propositions 
de l'ennemi et, malgré leur abattement, ils soulTrent 
avec résignation, bien sûrs que le Gouverneur, qui les 
aime et les eslime, cherche à concilier l'honneur 
et leurs intérêts et qu'il saura quand il en sera temps, 
mettre un terme à leurs fatigues et à leurs maux ; 
aussi, la proclamation produit un elVet tout contraire 
à celui que son auteur en attendait et pas un soldat 
ne déserte. 

« Cependant, le Gouvorneur, convaincu (|ue ce 
serait vouloir la mort de sa brave garnison, de tenir 
plus longtemps, lorsqu'il n'a plus de vivres frais pour 
les hôpitaux, lorsque tous les soldats, quF le scorbut, 
Tadynamique et la nostalgie accablent, ne peuvent plus 

fau'e le servicejaisse passer lOjours pour montrer que la 
menace qu'on lui a faite, de ne plus être écouté après, 
le 1°' avril, ne Tinquiète pas, et, devenu en quelque 
façon, fort depuis qu'il n'a rien à craindre du côté de 
rOder, il croit que le moment est favorable pour trai- 
ter et il envoie MM. Skujku et Martin pour négocier 



— 95 - 

avec le Général Rosen et le Colonel de Blumensïein. 
Le 10, on arrête une capitulation (I) très honorable 
et plus avantageuse qu'on ne pouvait l'espérer dans 
notre position. 

(( x\près huit mois de blocus, d'attaques, <le tra- 
vaux, do sonHrances, de privations et la perte des 
.*{|i(le la i^arnison, nous rentrons on Kranco avec nos 

(i) Le^ articles princip.iux de celle capilulalion élaioiil 
le^ suivaiils : 

Art. I. Remise «le ton* les p.ipicrs et documenta, le 17 avril. 

Art. n. La g.iriiiscin sortira avec les honneurs delà guerre par la porte de Prusse, 
déposera les armes et les caisses de tambour sur les glacis et suivra par étapes ta 
route la plus directe sur Mayence et se rendra de suite en France, où elle sera pri- 
sonnière de guerre pendant un an et un jour, à dater du moment de la signature 
de la présente capitulation, i\ moins qu'elle ne soit échangée plus tôt. 

Les Officiers de tous grades garderont leurs armes, leurs chevaux et leurs bagages; 
les sous-offlciers de toutes armes, les soldats légionnaires, le détachement de la garde 
impiriale. les trois compagnies d'artillerie conserveront leurs sabres qu'ils porteront 
pendant la route, les 7 gendarmes conserveront leurs sabres et pistolets ainsi que 
leurs chevaux autant qus ces derniers n'auront pas été requis des sujets prussiens. 

La garnison sera nourrie et logée pendant li marche comme les troupes alliées 
par les soins et au compte du Gouvernement prussien et les fourrages seront 
fournis d'après l'état d'effectif des chevaux.. . 

Art. fil. La garnison sera rscortû-e pondint la route par des troupes russes et 
prussiennes et il sera fourni gintis un nombre de voitures nécessaires nu transport 
des comptabilités, dos elTots des OfHciers et des hommes qui ne pourront pas mar- 
cher. Le poids d'V4 effets de.) Officiers subalternes est réglé à peu près à 40 kilos. 

Art IV. Les maludes resteront sous Ij s.iuvc-garde du Gouvernement prussien. 
Ils seront traités attx fr.iis du Gouvetncmcnt français, les avances seront faites par le 
Gouvernement prussien ; un commissaire des guerres, ainsi qu'un commissaire civil, 
un nombre suffisant d'officiers de sjinté et d'infirmiers resteront auprès des malades 
pour les soigner et traiter. Après leur guérison, ils rentretont en France et seront 
traités de la même manière que la garnison. 

Art. V. Toutes les dettes contiactées jk Glogan seront payées par les Français. 

Art. IX. Du moment de la sip[nature Je la présente capitulation jusqu'à celui de 
l'évacuation, le Gouverneur tiendra la main à ce que les bourgeois soient respec- 
tés et qu'il ne soit commis aucun dommage aux ouvrages, i\ l'artillerie, aux armes 
aux munitions et m.i^.-iKins de toute espèce. 

Art. XI. AussitAl après la ratiliolion do la présente capitulation, toutes les hos- 
tilités crsseront de part et d'autre. La demi-lune de Dhom et le chemin couvert du 
foit l'Etoile seront remis aux troupes russes et prussiennes et le 16, à y h. de l'après- 
midi, tous les ouvrages de Dhom et du fort l'Etoile et la porte de Breslau seront 
occupés par les troupes alliées. 

Art. XIII. Le jour avant l'entrée des troupes alliées dans la place, il sera libre 
au Gouverneur d'envoyer un Officier à Sa Majesté l'Empereur Napoléon avec la 
présente capitulation. 6et officier sera accompagné par un otfi'.ier prussien jusqu'aux 
avant-postes français 

Art. XIV. Il srra livré réciproquement des Officiers supérieurs en otage pour 
garantie de la capitulation 

Art. XVI. Les officiers, soldats et employés q^ui tomberaient malades en route 
seront reçus dans les hôpitaux de.** puissances alliées aux mêmes conditions que les 
malâiles restant d.-ins Glogau. 

Art. XVII Si l'un ou l'autre des articles de la présente capitulation donnait lieu & 
dv* doubles interprétations, elles ser^mt tranchées :\ l'avantage de la garnison. 

Fait et arrêté à Jaetchan, le 10 avril 1814. 



— m ^ 

bagajj:cs, priFonniers pour un an el nn jonr, à moins 
(Fiin éclmnge avant ce temps. 

« KnJm, le 17 avril, à 7 heures du matin, envi- 
ron 1700 français (dont un tiers, qui a le scorbut, fait 
la route sur des voilures), mettent bas les armes sur 
les glacis, et les Russes et les Prussiens entrent dans 
la Place et ses ouvrages. 

« Il ne manque à tout ce qui s'est passé dans 
Glogau que d'avoir été couronné par le succès pour être 
mis au nombre des faits qui illustrent notre histoire 
militaire. Nous espérons que Sa Majesté l'Empereur 
sera sensible aux regrets que nous éprouvons, dit le 
Général Nkmpde, d'avoir été obligés de céder à la 
force des événements, et voudra bien ne pas nous 
faire de reproches, mais nous conservera son estime, 
qui fait notre vie et notre gloire. Nous revenons 
tous, pleins du désir de servir de nouveau Sa Majesté 
et nous lui demandons comme faveur insigne, de 
noiis échanger de suite, alin (|uo nous puissions, 
dans ses canq)s, mériter encore un coup d'cnil de 
bienveillance de sa part (1). 



(1) Telle est la lin du journal du blocus de (îlo^au, du 
Général Nempde. — D'un auire c6lé, le Général Laplane 
lerminail son rapport sur le blocus par ces mois : 

I Je prie Vol.e AllessB Impériale d'exprimer h Sa Majesté 
combien j'eusse élé plus flaué de lui remellre, ainsi que 
/lans le premier blocus, la place de Glogiu ; mais que ma 
conscience me porte à croire (jue j'ai fail tout ce (|(ie doit 
un liommo d honneur à lui-mômo et à so:i piy.<. i 



Rentrée ei) Fraijce 

Le 15 h se dirij^e sur Metz ; un seul document 
nous permet de savoir comment s'elTectua cette lon- 
f»ue roule de Glogau en Franco ; c'est une lettre du 
ti8 mai ISIi, du Colonel Liî:juu)N au r,omtc Dupont, 
Ministre de la ruicrre : 

« Notre arrivée à Melz n'aura lieu que le 'M au 
lieu du 28. J'ai de nouveau Thonncur de vous atlres- 
ser, Monsei},meur, la situation des bataillons de guer- 
re du régiment, dont le commandement m'est confie. 

(( Malgré la maladie contagieuse que nous avons 
éprouvée pendant 8 mois du blocus dans Glogau, et 
la perte de 1.000 hommes, le reste, quoique ayant 
soullert des fatigues, est cependant dans un bon état 
de santé, presque tous vieux soldats accoutumés à des 
falignc^s, ri prés(»nl(» un lu^au corps, animé d'un bon 
esprit et entièrement <lévoué à leur patrie. Il est llat- 
teur pou'* moi d'avoir à conunander d'aussi méritants 
Odiciers et soldais. J'ai la douleur de voir les uns et 
les auljcs privé.*? de leui* solde depuis 40 mois. Les 
sous-ofliciers et soldats sont en général dépourvus 
d'elTels. de linge et chaussures, et, n'ayant aucun 
moyen de les |)ourvoir, j'ose espérer de la bienveil- 
lance de Votre Excellence, qu'elle prendra en consi- 
déralion la triste situation dans hupielle se trouve 
le corps. >) 

L'eiïoclir du Uégiment était à ce moment de (H) 
Oriiciers présents, 4 aux hôpitaux, 5 détachés ; 1H)7 
honnnes de troupes présents, Ml aux hôpitaux ; en 
lont Ii8(> honnnes. 



Dissolntiop du iSp Réglipept crinfaotene 

de Ligpe 



-9<fl^^ 



Une ordonnance royale du 12 mai 1814, établit 
90 régiments d'infanterie do ligne îi 3 bataillons do 
compagnies et prescrit que les régiments portant 
dos numéros supérieurs a î)0 seront répartis par le 
Ministre de la Guerre : 

En conséquence le iSI*" est incorporé, le 24 
août 1814, savoir. 



Le :h' halafllon au 03^ Réfjiment, devenu le 5.9* 



Jx 2^ halaillon au 7 (h ]hUjhnenty devenu le (i8\ 



Ix > halaillon el le 5'» halaillon de défuH an "2 h (I) 



(I) Le 4e bnliiillpn avail élè Tondu dans les 3 iM-einieiv; le 
23 juin 1«1î). Voir pj.ge 02. 



i5i 



E 



REGIMENT D'INFANTERIE 



(Formé le 1" Octobre 1887) 



- =>^5f=*^H^4 



Formation cin i5r Réiçiipept dMpfanterie 



-••♦♦- 



Le 25 juillet 1887, le Président de la République 
promulguait la loi créant 18 nouveaux régiments d'in- 
fanterie. 

L'article !•' de la loi était ainsi conçu : 

Il est créé : 

« 18 nouveaux régiments d'infanterie, autant que 
possible à raison de un par région de Corps d'armée 
et recrutés sur Tensemble de la région. 

« Ces régiments ont une composition spéciale dé- 
terminée par le tableau 1] annexé à la présente loi » 

Les principales modifications que Ton remarquait 
dans le tableau B étaient : 

1" Le commandement du régiment est confié à 
un Colonel ou Lieutenant-Colonel ; 

2^ La suppression du Lieutenant-Colonel : 

3° La création d'un Lieutenant-adjoint au Chel 
de corps ; 

4** Le remplacement des Capitaines adjudants- 
majors par des Lieutenants faisant fonctions d'adju- 
danls-majors ; 

Un décret du 20 juillet 1887 réglait la composi- 
tion de ces nouveaux rt^giments (I). Il y était dit à 
l'article 1"': 



(1) Les 18 nouveaux llégimenis créés éluienl dénommés 
Uégimcnts ?v^ir/to7mi/j? ; les I4i Uégimenls (rinfanleiie déjà 
oxisiatils élanl dénommés Uégimenls sabdmsionnairns. 



- 101 - 

tt Par application des dispositions de la loi du 
25 juillet 1887, il est créé 18 régiments d'infanterie 
à 3 bataillons. 

« La composition spéciale de ces régiments, qui 
seront numérotés do 145 à 402, est déterminé par le 
tableau IVaimexé ii la loi précitée. 

d Article 11. Les nouveaux régiments seront for- 
més à Taide de bataillons constitués prélevés, a rai- 
son de 1 par régiment sur 54 régiments désignés par 
le Ministre de la Guerre. i> 

La note ministérielle du 29 juillet fait connaître 
([ue le i/ï/*' régiment créé dans la 7« région sera 
formé par : 

Un bataillon du 13U (Orléans) venant du 5« corps; 

Un bataillon du 44' (Lons-le-Saulnier) venant du 
!*■ corps ; 

Un b.ilaillon du $)()« (Ghateauroux) venant du 
IK* corps. 

Ges bataillons étaient alors stationnés : 

Le Kîlc dans les forts de la Haute-Moselle ; 

Le 44« dans les forts de la place de Moutbéliard ; 

Le 90 à Bel fort et dans les forts qui en dépen- 
dent. 

La note ministérielle du 21 septembre lixe les 
emplacements que devront occuper, le W octobre, 
les portions principales des 18 régiments régionaux 
de nouvelle formation. 

f/emplacemcnt de la portion principale du 151e 
rst lîellort. 

Kn conséjpience de la loi du 2(> juillet et des dif- 



- I02 ~- 

féreiites circulaires minislénelles, qui en rôylenl 
l'application, M. le Général de Brigîide Dimoff, ad- 
joint au Gouverneur de Belfort, assisté de M. de Bona- 
DONA, Sous-Intendant militaire, a passé, le 1*^ octo- 
bre, à la caserne Béchaud, à Belfort, la revue du 
Régiment, dont il a fixé la composition comma il suit : 

Le h' haUiillon du ^i^i'' fonne le h' halaillon. 

Le 3* bataillon du 90* forme le He balaillon. 

Tx 3« bataillon du ISP forme le .?• bataillon. 



o<r*Cj * ^oo 



COLONEU GERBOIN 

iniulniil le lHl' it^ijimenl il'litlnitlenc 

1" Octobre 1887 — Il Déctinhit 1894 



- 106 ^ 

it^ Jialaillov 

Cîiserne IJéchaud 
Les mouvements à eiïecluer pour assuror Texiî- 
cution de cette opération avaient commencé le 
21 septembre et avaient été terminés le 27. Chaque 
compaffnic occupait donc son emplacement, loi»s do 
la création du Itéy^iinent. 



Remise da Drapeau 
au 15 le Régiment d'Intanterie 

(2B février 1888) 



Le 25 lévrier I8S8, le Régiment reçoit son dra- 
peau. Le Général Dorlodot des Essarts, Gouverneur 
do Rellorl, osl délégué par le Ministre pour la 
remettre au corps. Une revue est passée par lui, à 
cotte occasion, sur le champ do manœuvre de Relfort; 
des tractions do cha(|uo corps do troupo, ainsi <iuo 
los drapeaux dos llégimonts on garnison à Rellort, y 
sont pi'ésents. 

Après la l'emise du drapeau, le Général Gouver- 
neur prononce lallocution suivante : 

« Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats du 
in h Uogimont <rinfantorio, au nom du Président do 
la Républiciue et par délégation spéciale du Ministre 
do la Guerre, je vous remets ce drapeau, qui porte 
votre mnnéro et je vous en confie la garde. Mais ce 
drapeau n*est pas un nouveau venu dans vos rangs, 
car l(î IT) h a déjà existé avant votre récente création, 

« Il a fait partie de ces grandes armées <|ui, au 
commonccMnont du siocio, ont parcouru toute rKuropo 



--> 108 - 

i)\\ iKilaillaiil ol s'osl illiislro dans plusieurs coinbals. 
C*est ainsi que votre dnipeau, quoiqu'il paraisse 
(levant vous pour la première fois, porte cependant 
des inscriptions glorieuses. 

« L'armée ne doit rien oublier, ni ses défaites ni 
ses victoires. Elle a le devoir de penser souvent à ses 
défaites, parce qu'elle y trouve un ensoi{,nicmcnt 
essentiellement viril et fort, qui la rend plus énergi- 
que et plus dévouée. Mais aussi, elle a le droit de 
penser à ses victoires, qui sont la gloire du payo. * 

« Vous pouvez donc être (iers à la vue de ces 
trois drapeaux (I), qui sont venus aujourd'hui saluer 
le votre et lui souliailor la bienvenue. 

i( Vous pouvez en lire avec im véritable orgueil 
les inscriptions triomphales et, de mon côté, j'ai le 
droit de rendre hommage, en quelques mots^ aux 
brillants états de services des régiments auxquels ils 
appartiennent. 

(( Le 35° et le 4^2*» ont fait ensemble de nombreu- 
ses campagnes. En Grimée, ils étaient tous deux à 
l'assaut de Sébastopol. Pendant la dernière campagne, 
ils se sont encore trouvés réunis à l'armée de Paris, 
où ils ont mérité d'être cités comme les deux régi- 
ments les plus disciplinés, les plus vaillants et les 
plus solides de toute Tarmée du siège. 

Et pendant que le 35c se battait là-bas, à Paris, 
un autre 35c, |e 35c de marche, était ici-même à Bel- 



(0 35° el4â<> Hégimenlsd'inrAiiterie (le ligneel 9« liégi- 
menl de hussards. 



- 109 - 

Ibrt, où il foi mail pour ainsi dire rame de la défense 
et s'illustrait par des faits d'armes presque quotidiens. 

(K Quant au 9« Régiment de hussards, créé il y a 
presque un siècle, sous le nom de Hussards de la Li- 
berté, il a été tellement coutumier du champ de ba- 
taille qu'il a perdu deux de ses Colonels, tués le sabre 
à la main, on combattant à la tétc de leurs escadrons. 

« Vous ave/ donc ici-mcme, sous vos yeux. <lc 
nobles exemples et vous les suivrez, j'en ai l'assurance. 
Vous aurez pour votre drapeau la nuMuc relifjion (|ue 
vos ancêtres et vous saurez le faire respecter partout. 

K Vous vous souviendrez tous et toujours, pour 
que la tradition s'en perpétue dans le régiment, que 
vous Tavez reçu à Belfort, dans cette ville où tous 
les cœurs vibrent du patriotisme le plus pur, dans 
cette ville qui, dans la dernière campagne, s'est 
innnortalisée par lîi plus héroïijue résistance, et vous 
serez fiers de vous consacrer, si l'occasion s'en pré- 
sente, à la défense de l?elfort, la grande sentinelle de 
la frontière, l'avant-garde de la Patrie. 

« N'oubliez jamais que le drapeau est le symbole 
de l'honneur sans tache et de la fidélité au devoir, de 
la discipline rX du dévouement; (|ue là, où est le dra- 
peau du régiment, là aussi est le drapeau de la France, 
que le drapeau en un mot, c'est la France elle-même, 
qui nous appelle et nous conduit, la France qui nous 
console et qui, un jour peut-être, nous remerciera ». 



BATAILLES INSCRITES SUR LE DRAPEAU 

du i5i* Régiipept d'Ipfapterie 



— ^^^^$»ês5» n ' rs»3> € — 



WEISSIG - i8i3 



WURSCHEN - i8i3 



Période de 1888 à 1901 



-0«>O- 



Apros sîi rurmalion, le i5l« régiinenl dlnruntc- 
rie est demeuré en garnison dans le camp retranché 
de Ilelfort jusqu'au 15 avril 1898, date à laquelle il a 
([uitté cette place pour se rendre à Verdun. 

Le Régiuïent ne faisait pas partie, ri Belfort, des 
troupes actives du 7c Corps d armée, mais bien du 
groupe de la défense de cette place, h titre de régi- 
ment régional. 

Rien qu'occupant en temps ordinaire un certain 
nombre de forts du (?amp retranché, ses trois pre- 
miers bataillons étaient organisés en troupes de cam- 
pagne ; son 4c bataillon formé postérieurement devait 
seul, en cas de guerre, être alfecté à la défense des 
ouvrages (forts des Perches, de Vezelois, de Resson- 
court et de Roppe). 

Le Régiment se trouvait sous les ordres directs 
du fîénéral-Adjoint au riouverneur et sous la haute 
autorité <lu Gouverneur lui-même. 

Les Généraux sous les ordres desquels le régi- 
ment s'est trouvé à Relfort, sont : 

GOUVERNEURS 
MM. le Général de]>"Dorlodotdes Essarts, 1887-4893. 

le Cîénéral de Division Zcvgger, 1803-1897. 

\r Général de Division (irippois, I897-I81W. 



(Ivucratix de Ihijiadc adjoints an (iunrvrnear 

MM. le Général de Tîrigade DiinolV, 1887-1889 

TT Rérerjger, 1889-1891 

- Nassoy, 1891-4893 
^ Laiif-lois, I81);M801. 

- Tliirlin, 1894-1897 

- Toumnfî, 18t«. 

M. le Lientoiianl-Colonel Cîerboin, qui avait pré- 
sidé à la formation du Réginnent, en garda le conn- 
niandement lors de ea pronïotion au grade de Colonel, 
le 29 mars 1889, et ne le quitta (iu*à sa nomination 
au grade <le (îénéral de llrigade, 22 décembre 1894, 
pour aller oxôrcer le commandement de la subdivision 
de Mascara (Algérie). 

M. le Général Gerboin fut remplacé à la tète du 
ini» par M. le Colonel breveté Resson, précédemment 
Lieutenant-Colonel au bd^ d'Infanterie, promu nu 
grade de Colonel et désigné pour le 151« par décret et 
décision ministérielle du 24 décembre 1894. M. le 
Colonel Resson prit le commandement ellectif <lu 
régiment le 5 février 1895. 

Le séjour du 151° à Relfort s'est continué, dans 
les conditions ci-dessus exposées, juscju'au mois d'avril 
1898, époque à laquelle le Ministre de la Guerre dé- 
cida <|u^: ce régiment entrerait <lans la composition de 
la 42'' Division d'Inlanterie (Ce Corps d'armée), pour 
y constituer, avec le 102® l'égiment d'infanterie, la 8-4« 
Rrigade organisée à Verdun. 

f.e régiment (|uitta Relfort le 15 avril par voie 
(errée et arriva le même jour à Verdiui. 



- ii:j - 

La W'- Division, dont le «luarlier yciioral clalL 
dans cette ville, se trouvait alors sous le commande- 
ment de M. le Général d'flugonneau de Doyat, rem- 
placé en 181)9 par M. le Général de Mibielle, auquel a 
succédé on janvier 1901 xM. ic Général de Brigade 
Dalstein, commandant par intérim la Division. M. le 
Général de Pourquery de Péchalvés prit, au mois 
d'avril 1898, le commandement de la 84° brigade nou- 
vellement formée. Le Régiment se trouvait ainsi faire 
partie du & Corps d armée commandé par M. le Gé- 
néral Kessier. 

L'Etat-Major et les trois bataillons de campagne 
occupèrent la caserne clite « de Miribel »,au faubourg 
Pavé. Le i« bataillon eut à détacher une compagnie 
au fort de Helrupt, deux compagnies au fort de Mou- 
lainville, tandis que TKtat-Major du bataillon et une 
conq^agnie restaient dans la Place de Veriun, caserne 
de Miriln»!. 






- 1 li - 

ETAT nominatif par Etat- Major, bataillons et 

compagnies, des Otûciers du Régiment, an 

moment de son arrivéeà Verdun Je 15 Avril 1898 



Klal-Major 
MM. IJESSON, Colonel bievelé. 

ItOI.OKirr, rjiniloiiaiil-Coloiiol luvvtMô. 
VIDAL, Major. 

MONNIER, Chef rlu 1er bataillon. 
ROUCH, — 2e — 

VILLERMATN, '^e — 

RAIVIMO, - 4c — 

.lACQUKT, Médcciii-Major de iro classe. 
WITZ, Cjipilaiiie-Trôsorier. 
DUPONT, Capitaine (l'habillement. 
ECKENSCllWILLER, Cap. Adj.-Maj. du !•' B°" 
1 [ALLER, — 2« 

COUVREUX, — :> 

PLESSARD, — 4» 

MTCTTEL, Médecin-Major de 2" classe. 
GUINCllARD, Lieutenant adjoint au Trésorier. 
FLEURIOT, Lieutenant porte-drapeau. 
(îlRAUl^ Médecin Aide-Major do P» dasso. 
FAIN, Chef de musique. 

/«'• ïinlaiUon 

LIEUTENANTS SOUS-LIEUTENANTS 

TlIOUVKUE'/ RORREY 

GisrsT Amanh 

La FAILLE 

Moluccio wv. Tri.nquelaok- 

DlONS. 



Cies 


CAPITAINKS 


Ire 


KlEKEN 


2c 


Delpukc.ii 


3e 


Géuard 


4. 


Dahciik 






COLONEL BESSON 

'.niiiltiitl le l'il" ililjiiiicHt il'JnlattIcrie 



1898 



Le Régiment a pris part en 1898 aux nnanœiivres 
(rautomne dans les conditions ci-après : 

Le Régiment fait partie de la 84«» Rrigade d'infan- 
t(M'io, /|>> Division, (JMlorps «rarinée. 

Du 4 au 8 septembre, il participe aux manœuvres 
préparatoires de la 42® Division d*infantei*ie, et <lu 9 
au 17 septembre, aux grandes manœuvres de TEst. 

A chaque brigade sont attachés un groupe de 3 
battei'ies montées et 2 pelotons de cavalerie. 

Composition du régiment au jour du départ : 

Klat-\hijor du Régiment, li bataillons à 4 (lom- 
pagnies, portion active de la section hors-rang. 

EHectifs : 51 Officiers, 1900 hommes de troupe, 
04 elle vaux. 

Du 3 au 7 septembre, manœuvres de la 84« bri- 
gade contre la 83» brigade; (91" i'X JOli" régiment (Tin- 
fanterie , entre les piMites Kst de rArgonne et la 
Meuse, au nord de la voie ferrée de Verdun à Sainte- 
Menehould. 

Le 7 et le 8 se|)tembre, manuMivres de la 42** 
division contre ennemi supposé ou figuré, dans la 



même région. 



f^e 9 septembre, repos. 

Du 10 au 10 septembre inclus, manœuvres du 0* 
Corps contre le 3« Corps. 

f.e 0- Corps, rassemblé sur la Meuse pour couvrir 
rinvostissement de Verdun, a |)our mission de barrer 



— 117 — 

la roiiUi au ,*{« (lorps, qui parlauL des ouvirons dcî 
Reims, marche au secours de Verdun. 

La 42* division cantonnée, le 9 septembre, à 
Stenay se porte en une marche sur TArgonne, où 
elle est rejointe par les 12« et ^lO" divisions. La 
séiic des manœuvres contre le 3* Ciorps d armée se 
déroulo dans la vallée de TAisne, sur la rive j^^auche 
de cette rivière, par conséquent en Champagne, de 
Monthois jusqu'au sud de Valmy. 

Une revue du G'' Corps d armée, passée par le 
(iénéral, directeur des manœuvres, le 10 septembre, 
à 10 h. du matin, après la manœuvre <lc ce même 
jour, clôtura les opérations. 

Après une journée de repos, le 17 septembre, 
dans les cantonnements à Berzieux, le régiment rega- 
gnait eîi deux étapes, Verdun, où il arrivait le 19 sep- 
tendjre, à 11 h. .'M) du inatin. 



1899 



Les grandes manœuvres de 4899, commencées le 
3 septembre, se sont terminées par une revue du 6« 
Corps (Tarmée, passée le 15 septembre. Elles ont 
compris : • 

Le 3 septembre, une manœuvre de régiments (le 
151« contre le 102"). 

Les 4, 5, 6, manœuvres de la 84« brigade contre 
la 8.'}« brigade. 

I.cs 8, 9 et 10, maudMivres do la 42* division 
conli'c la 10^ «li vision. 



118 ■-- 

Lc»s hi, i;{, l'fr, inaniLMivros (lu <>«» corps complet 
conlre le 20« Clorps. 

Le 15, revue. ' 

Le 10, dislocation. 

■ 

C-ouipositiou (lu rc^ginienl au jour du dtSpart; 
Etat-Major du réj^iuient: lî bataillons h 4 compa- 
}»:nirs; portion active de la section lioi*s-rang. 

KlTectifs : 55 Oflîciei's; 1844 hommes de troupe; 
iM\ chevaux. 

Les opérations des 3, 4, 5 et 6 septembre (régi- 
ment contre ré},nmcnt et brigade contre brigade), se 
sont déroidécs au sud de TArgonne, sur les deux rives 
de TAiro ot dans lo pays compris enlre l'Aire et la 
rive droite du cours supérieur de l'Aisne, au sud delà 
voie ferrée de S'*-Menehould à Clermont en Argonne. 

Le 7 septembre, le régiment faisait séjour dans 
son cantonnement de Loupy-le-Petit. 

Le 8 septembre, manœuvre de la 42^ division 
contre la 41" division au nord-est de Rar-le-Duc, la 
41® division étant censée délaclu^e îî'un corps d'obser- 
vation couvrant les troupes d'investissement de Toul. 

(les opérations se continuèrent, les 9 et 10 sep- 
tembre, sur le coui's supérieur de TAire. 

Le 1 1 septend)re,le régiment fait séjour à Pierrefitte. 

Le It2, le Lf cX le 14 septend)re, le & ('«orps ma- 
noMivie contre le '10*' Corps signalé sur la Moselle. 

Le 12, le ()« Corps rassemblé se porte sur la 
Meuse, qu'il liancliit depuis Ancemoîit jusqu'à Saint-^ 
Mihiel. 11 manoMivre Ir VA et le 14, avec ses 3» divi- 
sions contre le 20" f'orps siu' l(*s c()tes de Meu.se, 



COLONEL MOLINARD 
wiiiliinl le /.(/" Hpi/iiiieul il' lafaiilerit 



- m 



ETAT nominatif par Etai -Major, bataillons et 
compagnies, des Otûciers du Régiment, à la 
date du i«- Mars 1901. 



Etal-Major 

MM. MOtJNAHD, Colonel brevolc. 

l'^STKVK, Lieuleiiaiil-Coloiiel breveté. 

FROHLICH, Major. 

GARCIN, Clief du Jer bataillon. 

BARRK, — 2e — 

IJK FAURE, :h — 

MORI.OT, — 4o — 

JJUPARD, Médecin-Major (le Ire classe. 

WITZ, Cap] laine-Trésorier. 

KIi<]KEN, Capitaine fl'liabillement. 

KCKENSCHWILF.ER, Ciip. Adj.-Maj. du !•' B»» 

AIJM-'.RT, - 2« 

COUVREUX, — îl- 

Pf.ESSARl), — 4e 

MIALARET, Médecin-Major de 2« classe. 

RERTHOMIEU, Lieutenant adjoint au Trésorier. 

MAUCIIAND, Lieutenant porte-drnpeau. 

EAIN, Chef do inusi(|ne. 

MANDON, Médecin Aide-Major do 2« classe. 



/«'• lia la il Ion 



Citfs 


CAIMTAINKS 


I.IKUTHNANI'S 


\r. 


Pklkciunk 


'rilOUVKIiK/ 


MOKIIKY 


Oc 


' Lion 


LOIIVIKUS 


hK I/KSCALK S«-L^ 


:>« 


Denis 


HOILLOT 


Didier 


40 


Oauciik 


Moiuccio 


Uasseueau 



y« Halaillan 

\r II(HJ(;lk w^^ (Iasklla (Iiiaklks 

(J« Martin Pac^ukite- 

iMAUTiiELKT Thomas 

7* Lamuert Payan Vilain 

8« MATmEiî(L)fimNciiARi) Canet 

:h nalaillon 

U" Darrk Tusseau 

1()" Mathieu (A) Clémendot Uuyon S»*-IJ 
Ih Hun David Tiiiriot S'-L^ 

I2« TOURTERATE l^ERRIN DURANU 

^•^ liataillon 
•i:{« (iouTiN DAr;oi() 

l^*» PlLLIARO DE lllREAUX 

15« Delpeuck Girard 
16« Oladel Vidal 

Officiers à la suite 

MM. Doiiillon, de Hray, Liciilennnls; Marty, Di- 
dier, Robert, Laurenl-tJuy, Lesituir, LorDlUî, (loUraii, 
Sous-Lienlenants. 



- 123 — 

Coinpositiun iuim6ri(|iie du régiinenl en sous-of- 

liciers, caporaux et soldats à la date du l«' Mars 1901. 

Sous-officiers 124 hommes 

Caporaux 139 

Soldats ...;... 19a'î 

Kllectif du Corp» : 2IÎKî lionnncs 



Verdmiy le 4 "^^ Mars 190 i. 



-^biWI»»* 



APPENDICE 



Liste des Chefs de Corps et des Colopels 

ayant commandé 



1« la IBl^" Demi-Brigade 1705-1796 

iW. mCllhJli, llhcf de ImlailUm (jmnnamhnU la l^h 
(lemi-h) ùjade 171I5-17U(J. 

2» le 151* Régiment d^infanterie de ligne 1818-1814 

M. SKLLTKIi, Major en ler, Commandant provinoi- 
remeni, U) janvier 18IH. 

M. UKCOVYIŒVII, Colonel '1\ jevriev mX lue à 
M eissifi, le 10 mai 1813. 

Af. SKLLIETiy Major en 1««', Commandant provisoi- 
rement du M) mai 1813 an ijuin 1813. 

il/. LEIiUON, Colonel, 4 juin 1813 at( 24 riot)f 1814. 

S^' le 151« Régiment d iiifanlerie 1887-1901 

M , le Lieulenanl'Colonel GEIŒOIN, du l'^' oelobrc 

1887 nu ^marsimO. 
M. le Colonel CEtWOrN, du 2i) mam 1889 au 22 ^M- 

eenihre 1894. 
A/. //' f;f>/o»('/ /;>v'/v'/(> BESSON, du 24 décembre 1894 . 

au 25 o(î/o/>/r 1899. 
Af. le Colonel brevetéMOLINAW). du 4 ?ioremi>r(?1899. 



— C*<1-^ 



cet 



NOMS DES MILITAIRES DE TOUS GRADES 
honorablement cités dans F historique du 
IbP Régiment d'Infanterie. 



--s>^ôS^^ 



cnf Assel, caporal. 
% Anrlres, soklat. 

Amon, sei'f^enl. 

AnyiHro, soldai. 

itonnct, capilaiiic a(^jl-maj^ 

Hodiii, capilaino. 

Itorlhaud, lieiili?nanl. 

IJarbey, lieutenant. 

Bulcaen, soldat. 

[^randt, soldat. 

Halenx, soldat. 

Uandin, soldat. 

Uénitier, voltij^enr. 

l)(^lliV(H, cliel' de balaillon. 

(«oillot, commandant. 
5 Condert, liciitenantadj'-m% 
% Chibeaiix, sous -lieutenant. 
^ Ghauchat. sous-lieutenant. 
M Chaboux, chef de bataillon. 
% Croclion, lieutenant. 
;|j (lonnani, liculcnanl. 
oK Crovy, lieutenant. 
% Cdiac, soldat. 
^ Coclielens, soldat. 
<* Cliarrière, général.' 
% Champagny, capitaine. 
*J Deba!*, cliel'de l)alaill(»n. 
«5 l)cc()C(|, lieutenant. 
% l)id)ride, sous-lieutenant. 



'M 

dit 

'et 



J)uboc(iuet, soldat. 
Despierres, soldat. 
Dujardin, soldat. 
Dubaille, sergent-majoi». 
Delaiigue, sergent-major. 
Duriez, sergent-fourrier. 
Degay, soldat. 
Denenne, soldat. 
Delagrange, soldat 
Desbordes, sous-lieutenant. 
Espert, sous-lieutenant. 
Everaert, soldat. 
Espana, capitaine espagnol 

entré au 'ir)l«. 
Kortin, sous-lieutenant. 
Flanmiand, capitaine. 
Fleury, sous-lieutenant. 
Fréricbs, soldat. 
Foucteau, sergent-major. 
Géraud, lieutenant. 
(Srimard, sous-li(Mit(Miant. 
Guernu, capitaine. 
Gavereau, soldat. 
Gossard, sohiat. 
Gay, sergent. 
ITacInn, capitaine. 
Ilarlay, général. 
Joly, capitaine. 
Jeydoux, capitaine Adj'-^I^ ^. 

S' 



)#• 
)»• 

>»' 
)^ 

>»' 

H»- 



H^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^f^^f^if 









'fi/ 



H»- 






«^ Jiinbcrgo, coininaiMl' (ir)i«) 
^ Kersseiibrock, lieutenant. 

Keller, soldat. 

Kindt, serjfent. 

Laisné. capitaine. 

^ebron, colonel.* 

.oncliaort, soldat. 

^eii, soldat. 

^epoutre, soldat. 

^ouf, soldat. 

^aj?range, général. 

^artîto, général. 

aplane, gén'-g' de Ologau. 

Médina, oriicier espagnol 
entré dans le 151". 

Ma(U'ker(H, lientiuianl. 

Mallard, capitaine. 
J< Mallandry, capitaine. 
<¥ Matliis, soldat. 
;S Mazelle, soldat. 
'g Mandron, soldat. 
^ Maison, général. 
^^ MaisonnenveO'»j,i:lierde b" 
;*; Molle, grenadier. 
^ Norgnet, clieCde b*»" (rait'« 
% Nempde,g' dug"*^ à Glogau 
'^^ Pionnières, lieutenant, 
«? Pei'rez, li(Mitenant. 
^ Prndhomme, capitaine. 

<€< 
<«< 



Paulvin, .soldat. 

Pollyn, soldat, 

Poteau, soldat. 

Pollet, soldat. 

Penne, général. 

Perer, ollîcier espagnol en 

tré dans le If)!»». 
Poyo, onicier espagnol en- ^. 

tré dans le loi*. 
Recouvreur, colonel. 
RalVernes, capitaine. 
Rossy, capitaine. 
Rocliambeau, général. 
Rose, voltigeur. 
Soulllet, lieutenant. 
Selli(»r, major. 
S'jÎMîeider, sous-lieutenant. 
Soleau, soldat. 

Sankord,cliefdebat" ('i53«). î 
Sudden, général. 
Siivoye, chef de bataillon. 
Sellier, soldat. 
Tellier, lieutenant. 
Tercinet, sou.s-lieutcnant. 
Verbeck, soldat. 
Vanhesse, soldat. 
ValUit, sous-lieutenant. 
Wer(|uin, sous-li(Mitenant. 
Wenck, soldat. 



^« 

)•> 
H»- 

}»> 
)•> 
)»> 



Table des Matières 



Ouvrages cousu liés i 

Soldai (lu 151e Hégimeiiliriiifanlerie i A la Frontière • 3 

Le i5l- 6 

La 151* Demi-Rrigade de l>:ilaille 7 

1«' Bataillon du 82«Uégimeii( 9 

r>" Halaillondes Volontaires de la rormalion d'Orléans 10 

8« Bataillon des Volonlaires de la Tormation d'Orléans 10 

Le 15t« Uégimenl d'Infanterie de ligne IG 

Cohorte* 16 

Formation du 151» itôgimenl d'Infanterie de ligne . 19 

llislorii|ne du I5I« Itég. d Inf. de ligne. Sonimaiio . ii 

Officiers morts et blessés sur les champs du batailles. Si 

Sous-oflicieis, caporaux et soldats morts et blessés 

sui les champs de bnlailles 25 

<:ampagnede 1813 ^1 

Occup.ition de Moeckern 28 

Construction d'un pont sur la VA\\e et occupation île 

Konigsborn 30 

Ktat de servires du Major Sellier ?i 

Kniévement d'un poiu ennemi sur la Suie. ... 3i 

Prise de la léte du poni do V«Uiin ; Iteconiiais^anco 

de Halle 35 

Occupation île Halle 40 

Prise de Leijizig Il 

lillat de services du Colonel Itocouvreur 44 

Mort du Colonel Kecouvroui tué lU combat de Wfissig 44 

Comb:it(b\Veissi^(l9 mai 1813) 45 

Plan des combats de Weissig et de Wurschcn ... 47 

Bataille de Wurschen (:2I mai 1813) 51 

Vue de la bataille de Wurscheri 52 

Rtatsde .services du Chef do Bataillon Chaboux • . 53 



Combal de Hainau 54 

Du lerjuina'j 17 août. I^e 15h eslenvoyé en garnison 

à Tilogau, il eU rèdiiil à 3 b.ilaillons de guerre . 57 

Eini <Ie services du Colonel Lebron 00 

Siège de Glogau (17 aoûl 1813 au 17 avril 1814) . . 62 

Sortie du 2 septembre 1813 64 

Sorties des 3 et 5 septembre 1813 05 

Sorties des 2i, -23 et 27) septembre 1813.. . . 07 

Destruction du village de Graditz 09 

l/ennemi est cliassé de ses retrancbemcnts. . , 71 

Destruction des ouvrages de Tennemi 74 

Etats de services du Clief de llitailion Debar ... 76 

Lei troupes étrangères sont cliassées de la Place . . 79 

Rtats de services du Chef de Flitaillon Savove ... 83 

Perle, reprise et destruction de la redoute deZerbau. 84 

Etals de services du Clierde Ualailion de Maisonneuve 88 

Propositions de Tennemi pour la reddition de la Place 90 

Capilulalion île Glogau 93 

Kentrêe en France 97 

Dissolution du 151* Kègiment (rinTanterie de ligne • 98 

Le 151° Itégiment d Infanterie 99 

Formalion du 15h llégiment d'Infanterie de ligne . 100 

Portrait du Colonel Gerboin 102 

Ofliciers entrant daiiHa composition du 151' Uégi- 

ment iTInfanterie, le 1er octobre 1887 .... 103 

Effectif du 151- Uég. d'Infanterie au 1er octobre 1887 105 

Emplacement <les compagnies 105 

l^emise du drapeau au 15h* U'igiment d'Infanterie 107 

Hatailles inscrites au drapeau tUi 151'' Kég. dlnf. 110 

Période do 1888 îr.1901 111 

Portrait du Colonel Be^son 114 

Etat nominatif des Officiers du Uégiinenl à son 

arrivée à Verdun, le 15 avril 1898. ... 114 

EflVclif du Itégimont à la même date 115 

1898 116 



1800 117 

Porhail ilu Colonel Moliiiiinl. . \\H 

1000 110 

VMii iioiiiiiialir (les Oïliciors du l(t>gimeiil à dalo l.i 

(lu h-- mai» 1001 121 

Kiïociir (lu Kegimeiil à la mômo dalo Ii3 

Apftcnilicc \ii 

Lisle (les Chefs de Corps et des Colonels ayanl com- 
mando le 151 I2A 

Noms des ntililaires de lous grades lionorablemenl 

cilôs dans rhislori'iue du ibl* Rég. d'inTmil. 125-130 



#*c > cgDo^ 



ERRATUM 



— *^t:^y;'^ 



Pîiyc 1*2 — 2* alinéa. tJ« ligne, lire : par le Direc- 
toire, nu lien de ponr le Direcloire. 

Page 57 — 3« alinéa, 11° ligne, lire : ' composé de 
un Bataillon de Hambourg, au lieu de : Rataillon de 
Hambourg. 

Page 71 — 2« alinéa, lO ligne, lire : les tran- 
chées ont dû exiger, au lieu de : les tranchées a du 
exiger. 

Page 93 — 3« alinéa, 2" ligne, lire : qui a à peine, 
au lieu de : qu'il a à peine. 

Page 101 — dernière ligne, lire : 25 juillet, au 
lieu de : 2G juillet. 

F^a vue de la bataille de Wurschen se trouve 
page 50 et non page 52, ainsi que l'indique la table 
des matières. 

Page 1 15 — 14* C'*^, lire : Odiaux, au lieu de 
Odiau. 

Page P22 — 12 O, lire : Tourtebatte, au lieu 
de Tourtebate. 




;7 /( 
l'I 



This book is a pieservation photocopy. 

It was produced on Hàmmennill Laser Prinl natuial v^te» 

a 60 # ho€k wd^t acid-finee archivai pq)er 

wliicli meete die requiremeots of 

ANSI/NISO Z39.48-1992 (pmnaiieiice of paper) 

Préservation photocopying and binding 

by 

Acme Boddnnding 
Qttriestown, Massachusetts 

m 

1995 



Coinbal de Hainau 54 

Du 1erjuina»j 17 août. Le 15h estenvoyé en garnison 

à (llogau. il eu rèdiiil à 3 balaillon^ de guerre . 57 

Kial <le services du Colonel Lebron 00 

Siège de Glogan (17 aoûl 1813 au 17 avril 1814) . . 62 

Sortie du 2 septembre 1813 G4 

Sorties des 3 et 5 septembre 1813 G5 

Sorties dos ^i, -23 et ^7} septembre 1813.. . . 07 

Destruction du village de Graditz 69 

l/ennemi est ciiassé de ses retrancbemcnts. . , 71 

Destruction des ouvrages de Tennemi 74 

Ëtats de services du Chef de B itaillon Debar ... 76 

Lei troupes étrangères sont cliassées de la Place . . 79 

Rtats de services du Cher de Hitaillon Savove ... 83 

Perle, reprise cl destruction de la redoute deZerbau. 8i 

ICtais de services du Chef de Haiaillon de Maisonneuve 88 

Propositions de Tennemi pour la reddition de la Place 90 

Capitulation de Glogiu 93 

Kenlrée en France 97 

Dissolution <lu 151* Kègiment irinfanterie do ligne . 98 

Le 151° llégiment d Infanterie 99 

» 

Formation du 151« Uégiment dMnfanterie de ligne . 100 

Portrait du Colonel Gerboin 102 

Oniciers entrant danHa composition du 151* Uégi- 

ment d'Infanterie, le 1er octobre 1887 .... 103 

Fiïectif du 151' Kég. d'Infanterie au 1er octobre 1887 105 

emplacement des compagnie^ 105 

Kemise du ilrapeau au I5h* ll*';giment d'Infanterie 107 

Batailles inscrites au drapeau du I5h Kég. dinf. 110 

Période do 1888 à ;1901 111 

Portrait du Colonel Besson 114 

Rtat nominatif des Officiers du Bégiment à son 

arrivée à Verdun, le 15 avril 1898. ... 114 

KnVclif du Bégiment à la même ilale 115 

1808 HO 



1890 117 

Poitrail (lu Colonel Moliiiunl. . ..... 118 

1900. . 119 

VAiii iiomiiialif des OiTiciers du Kêgimcnl à dale la 

(lu 1«'" mais 1901 121 

Kiïeciif (lu Kegimeiil à la mémo dale iiS 

Appendice \^i 

Liste des Chefs de Corps et des Colonels ayant com- 
mandé le 151 \ . . . 124 

Noms des militaires de tous gi*ade.s lionorablemenl 

cités dans rhistori<|ue du ii)!* Rég. d'inTant. 125-120 



0C>Ci » î)0O 



ERRATUM 



— t^tiW?^- 



Vwge J'i — iî« alinéa. 3" liyne, lire : par le Direc- 
toire, lui lien (le pour le Directoire. 

Page 57 — 3« alinéa, llo ligne, lire : ' composé de 
un Bataillon rie Hambourg, au lieu de : Bataillon de 
lianibourf{. 

Page 71 — 2« alinéa, lO ligne, lire : les tran- 
chées ont dû exiger, au lieu de : les tranchées a dû 
exiger. 

Page 93 — 3« alinéa, 2® ligne, lire : qui a à peine, 
au lieu de ; qu'il a à peine. 

Page 101 — dornierc ligne, lire : 25 juillet, au 
lieu de : 26 juillet. 

La vue de la bataille de Wurschen se trouve 
page 50 et non page 52, ainsi que Tindique la table 
des matières. 

Page 1 15 — 14* 0«^, lire : Odiaux, au lieu de 
Odiau. 

Page 122 — 12 O, lire : Tourtebatte, au lieu 
de Tourtebatc. 







This bo(dc is a pieservation idiotocopy. 

It was pnxhiced on Hammeniiill Laser Print natural vAdtù^ 

a 60 # bcx^ wei^t acid-free archivai pq>er 

>vbich meete Ae requirements of 

ANSI/NISO Z39.48-1992 (pmiianence ofpapcr) 

Préservation photocc^ying and bi 

by 

Acme Boiddiinding 

Chariestown, Massachusetts 

m 

1995